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Une légère hausse des taux de crédits immobiliers

Le 13/11/2018 par admin

 

L’inflation, c’est l’ennemi du pouvoir d’achat. Les chiffres publiés par l’Insee en juillet 2018 montrent un retour de l’inflation qui a atteint 2.3%. Les taux de crédits immobiliers étaient stables depuis le juin (1.43%). Les établissements bancaires ont gardé ce niveau des taux jusqu’au mois d’août et ont dû les augmenté à 1.45% en septembre afin de suivre la reprise de l’inflation. Or, une hausse de 0.02% ne doit pas inquiéter aux emprunteurs qui bénéficient toujours de conditions d’emprunt très favorables.

Une légère hausse des taux de crédits immobiliers

Vers une hausse des taux des crédits immobiliers ?

« Avec la reprise de l’inflation qui vient bouleverser l’environnement des marchés, la probabilité d’un ajustement à la hausse des taux des crédits ne fait que se renforcer », estime l’Observatoire de Crédit Logement.

En effet, les taux se sont établis à 1.45% pour l’achat dans l’ancien et à 1.46% pour l’accession dans l’ancien. Cependant, cette hausse est très légère et les taux de crédits immobiliers restent toujours très bas et favorables à l’acquisition.

Les banques prêteuses montrent de la volonté à maintenir leurs taux au plus bas et leurs conditions d’octroi très favorables. En effet, cette politique vise que les banques séduisent plus de clients puisqu’elles n’ont pas encore atteint leurs objectifs commerciaux.

En addition, depuis le début de l’année, la plupart des professionnels du secteur se sont accordés que les taux vont rester bas ou augmenté légèrement sur toute l’année.

L’inflation accélère

Depuis le début de l’année, les établissements bancaires proposent des taux de crédits immobiliers très bas. Les conditions d’octroi ont été aussi avantageuses (allongement de la durée de crédit, crédit sans apport…). En effet, ces conditions ont été mises en place par les banques afin de faire face à la hausse des prix de l’immobilier sur l’ensemble du territoire et la baisse des aides publiques de l’accession à la propriété. Devenir propriétaire reste dès lors possible pour les ménages modestes qui peuvent profiter de l’allongement de la durée des crédits pour étaler leurs remboursements.

Cependant, le retour de l’inflation va freiner la volonté des banques de proposer des taux aussi bas. Par conséquent, et avec l’évolution constante de l’inflation de l’ordre de 2% par an, les banques vont se retrouver obligées de réajuster leurs barèmes à la hausse.

La demande s’affaiblit

La hausse des prix de l’immobilier sur l’Hexagone a fortement pénalisé le pouvoir d’achat des ménages français. En addition, les récentes réformes des aides de l’accession à la propriété n’ont fait qu’approfondir le manque.

En effet, les emprunteurs sont découragés malgré les taux de crédits immobiliers au plancher et les conditions attractives proposées par les banques. Même avec l’allongement de la durée des emprunts qui s’établie à 223 mois, la demande ne semble pas se reprendre et le contexte économique actuel refroidi l’enthousiasme des acheteurs.

L’indicateur de solvabilité des ménages se dégrade. Les conditions propices à l’emprunt permettent aux banques de limiter la casse, alors que la demande de nouveaux crédits reste à la peine.

La reprise de l’économie qui s’accompagnera par un retour de l’inflation et doc une hausse des taux peut être une bonne nouvelle pour ceux qui ont emprunté à des taux fixes qui ont renégocié leur taux de crédit immobilier au moment où les taux étaient au plus bas. Ils verront la charge de remboursement de leur crédit progressivement s’alléger… à condition que les revenus suivent bien l’inflation…

 

 

 

 

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