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Une hausse des taux immobiliers pourrait entraîner une chute des prix

Le 28/09/2018 par admin

 

Après les récentes réformes des aides d’accession à la propriété, le pouvoir d’achat des particuliers a  considérablement baissé. Alors qu’il est encore compensé par la baisse des taux immobiliers, ces derniers doivent éventuellement remonter ce qui entraînera certainement une baisse de la capacité d’emprunt des accédants à la propriété et donc une baisse de la demande sur le marché. Il doit être aussi possible d’assister à une baisse des prix de l’immobilier suite à une remontée des taux.

Une hausse des taux immobiliers pourrait entraîner une chute des prix

Une baisse des prix de l’immobilier

Les taux de crédits poursuivent leur tendance baissière depuis le début de l’année. Toutes durées confondues, les taux des prêts du secteur concurrentiel se sont établis à 1,43% en moyenne en mois de juillet, contre 1,44% en juin. Cette baisse maintient le dynamisme du secteur. Cependant, une éventuelle hausse des taux immobiliers aura certainement des conséquences sur l’évolution des prix de l’immobilier et sur la demande au sein du marché.

En effet, si les taux remontent, cela aura un impact direct sur le gain réalisé par les investisseurs en immobiliers. Ces derniers auront un rendement plus faible et donc une demande freinée.

Alors, les investisseurs vont exiger un rendement plus important. Cette demande ne peut être accomplie que par une baisse des prix de l’immobilier, puisqu’il n’est pas possible de faire augmenter les loyers à tout moment. Donc, la hausse des taux du crédit peut, au final, se traduire par une baisse des prix à venir.

Puisque le crédit immobilier est le premier produit d’appel pour les établissements bancaires, de nombreux spécialistes redoutent que les banques vont augmenter leurs taux de crédits. En effet, la concurrence entre elles, est très féroce et chaque organisme fait de son maximum pour attirer de nouveaux clients. En addition, l’arrivée de nouveaux concurrents agressifs, comme La Banque postale, devrait ainsi limiter la hausse des taux des crédits dans les prochains mois.

Les conditions de crédits sont moins favorables

Les conditions de crédits qui ont été proposés les deux dernières années, ne sont plus disponibles.

En effet, les réformes qui ont touché les aides d’accession à la propriété, notamment le recentrage du prêt à taux zéro, la suppression de l’APL accession et la réforme de la loi Pinel, ont pénalisé en premier lieu les primo-accédants et les ménages à revenus modestes qui doivent fournir plus d’apport personnel pour pouvoir décrocher un crédit important. Les banques fonctionnent donc sur un marché où la solvabilité des ménages est dégradée.

L’observatoire de Crédit Logement note que : ‘‘la dégradation de la solvabilité due à la hausse des prix sur les 6 derniers mois a été quatre fois plus importante que ce que la seule baisse des taux aurait pu absorber’’.

Les banques essayent de maintenir des conditions très favorables à l’acquisition immobilière en offrant des taux immobiliers très bas et des conditions de financements avantageuses.

Le marché immobilier est encore dynamique et les ménages doivent compter sur la baisse des taux pour finaliser leurs projets d’achats. En effet, selon Crédit Logement : ‘‘même si la Banque centrale européenne a commencé à resserrer sa politique monétaire, elle devrait soutenir des conditions monétaires favorables pour les banques’’.

Un expert affirme aussi que ‘‘Nous devrions terminer 2018 à des taux entre 1,65% et 1,70%’’. Cependant, avec une inflation qui se reprend et une remontée du taux directeur de la BCE, les crédits immobiliers deviendront plus chers, la demande diminuera et donc les prix vont diminuer.

 

 

 

 

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