Actualités crédit immobilier

 

Un investissement immobilier dans le neuf est hors de la portée des ménages modestes

Le 17/08/2018 par admin

 

Malgré les taux de crédits immobiliers faibles, les prix des logements freinent de nombreux ménages à réaliser leur investissement immobilier, et surtout les ménages les plus modestes. Les foyers modestes ne peuvent plus accéder à la propriété et « décrochent » par rapport au reste de la société, ce qui contribue à les faire glisser dans la pauvreté, explique L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale dans son rapport annuel publié mercredi 2 mai 2018.

Un investissement immobilier dans le neuf est hors de la portée des ménages modestes

Les prix ne cessent d’augmenter

Pour la majorité des français, un investissement immobilier est la meilleure façon de placer sereinement son argent. Que ce soit pour acquérir sa résidence principale ou pour acheter un bien en vue de le mettre en location, l’engouement des français pour l’immobilier a résulté en la diminution de l’offre contre la demande. Ce phénomène a par conséquent fait augmenter les prix des logements dans le neuf comme dans l’ancien.

Les prix sont en hausse surtout dans les grandes villes. En effet, depuis six mois, les prix du neuf sont en hausse dans plus des trois-quarts des cinquante villes très dynamiques en matière de promotion immobilière en Ile-de-France. Il faut compter 294.500 euros en ce mois de janvier pour devenir propriétaire d’un trois-pièces en Ile-de-France, c’est 10.000 euros de plus qu’en août dernier, soit près de 3.5 % d’augmentation en six mois.

C’est le cas également à Paris, qui suit la tendance francilienne. En effet, en six mois, toutes les typologies de logements neufs enregistrent de fortes hausses : + 15,30 % pour un deux-pièces ; + 14,30 % pour un quatre pièces, + 9,30 % pour un studio. Compter en moyenne 716.000 euros pour acquérir un trois-pièces dans la capitale, soit + 3,30 % en six mois et + 6,65 % en un an.

Les ménages modestes abandonnent tout projet d’achat

A cause de la flambée des prix, les ménages à revenus modestes étaient les premiers à remettre à plus tard leurs investissements immobiliers.

L’immobilier ancien enregistre des prix élevés, mais, dans le neuf, ils sont encore plus hauts et inaccessibles aux ménages modestes. Leur pouvoir d’achat est atténué par cette hausse et les banques craignent le manque de solvabilité.

Les taux, malgré leur niveau proche des plus bas historiques, ne parviennent pas à compenser la hausse prix . Seule une accalmie sur la hausse des prix dans les grandes villes pourrait freiner la détérioration du pouvoir d’achat immobilier des Français. Car, du point de vue des taux, ils sont historiquement bas « et les perspectives ne peuvent pas être à nouveau baissières, en tout cas insuffisamment pour redonner du pouvoir d’achat. En effet, les marges des banques sur l’activité de crédit immobilier sont fortement entachées par les réglementations successives (délégation d’assurance…) », explique un spécialiste du secteur.

Ralentissement du secteur de la construction

Parce que le logement doit être au service des besoins d’aujourd’hui, le projet de loi Elan (Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) poursuit deux objectifs fondamentaux : libérer la construction et protéger les plus fragiles.

« Construire plus, mieux et moins cher pour provoquer un choc d’offre »: c’est l’objectif du gouvernement avec son projet de loi Logement, qui réorganise le secteur HLM et comporte une série de mesures techniques en faveur du bâtiment.

Or, cet objectif est loin d’être atteint puisque la baisse de la demande a rendu prudent les promoteurs. Ces derniers ont toujours soucis de pouvoir construire auprès des collectivités territoriales responsables.

 

 

 

 

Back to Top