Actualités crédit immobilier

 

Les taux immobiliers de 2017 poursuivent leur baisse en 2018

Le 27/02/2018 par admin

 

2017 été une année très dynamique pour le marché de l’immobilier, avec des taux immobiliers historiquement bas, presque 1 million de logements ont été vendus en 2017. En 2018 l’appétit des acquéreurs devrait rester faible. Non seulement à cause de la tendance haussière des prix des logements, mais les pouvoirs publics ont aussi revu à la baisse le périmètre de certaines « carottes », comme le Pinel en zones B2 et C ou encore le prêt à taux zéro (PTZ). Nous faisons le point sur les chiffres de 2017 et les évolutions du 2018.

Les taux immobiliers de 2017 poursuivent leur baisse en 2018

La demande baisse en 2017 et se stabilise en 2018

Après près d’une décennie de morosité, entre 2008 et 2016, le marché retrouve son dynamisme, avec un nombre de ventes global atteignant 986.000 en 2017 (contre 845.000 en 2016), soutenu par la baisse des taux immobiliers.

En l’espace de 3 ans (2015 à 2017), les ventes ont fait un bond de 300.000 unités supplémentaires dans l’année, soit une progression de 42 %. Sur 10 ans, la progression s’établit à 22 % sur la France entière.

La montée des ventes a donc engendré une forte croissance de la production de crédits : 250 milliards d’euros de crédits (hors renégociations) ont été accordés (sur 12 mois) à fin octobre 2017, soit plus du double de la production de 2016.

Malgré les conditions de crédit toujours favorables, le pouvoir d’achat des ménages a baissé suite à l’envolé des prix de l’immobilier. En effet, le dynamisme des ventes s’est accompagné par une augmentation des prix, qui a atteint 4.2% entre 2016 et 2017. Impliquant un prix moyen de vente au m², en France, de 2.550 €. Avec un prix des appartements (+4.9%) qui a augmenté plus vite que celui des maisons (+3.7%).

Les derniers mois de l’année 2017 ont donc éprouvé une diminution du dynamisme du marché de l’immobilier, cette baisse se stabilise en 2018. 2018 sera une année de haute activité mais sans tension. C’est-à-dire la hausse des prix se stabilisera et le marché gardera son dynamisme grâce à des taux immobiliers légèrement évolués mais toujours bas. D’où les ménages auront intérêt à concrétiser leurs crédits pour l’acquisition immobilière.

La restriction des dispositifs d’aide à l’accès au logement

A partir de fin 2019, la loi des finances 2018 prévoit la suppression du prêt à taux zéro qui ne bénéficiera plus aux acquisitions dans le neuf pour les zones les moins tendus (B2 et C). Il ne reste valable que pour l’acquisition du neuf dans les grandes villes c’est-à-dire les zones tendues A et B1, jusqu’à 2021. Pour les acquisitions dans l’ancien avec travaux de rénovations (dont le montant doit être au minimum égal à 25% du montant total de l’opération d’achat), le PTZ ne concerne que les zones les moins tendues B2 et C.

En addition, le dispositif d’aide de l’investissement locatif, le dispositif Pinel a été reconduit et ne s’appliquera que dans les zones les plus tendues A et B1.

Malgré toutes ces réformes, les conditions d’octroi d’un crédit pour faire l’acquisition d’un bien immobilier reste favorable grâce à la baisse des taux immobiliers.

La résiliation annuelle de l’assurance emprunteur

Vendredi le 12 janvier, le conseil constitutionnel a enfin validé le droit à la résiliation annuelle d’assurance  mis en place par l’amendement Bourquin de la Loi Sapin2.

Ce droit consiste à la possibilité pour tous les octroyant d’un crédit immobilier de faire résilier leur contrat d’assurance emprunteur à chaque date d’anniversaire du contrat.

La validation de ce droit fait jouer la concurrence entre les différents établissements d’assurance, permettant aux emprunteurs de réaliser des économies substantielles et d’obtenir des contrats d’assurance convenables à leurs situations.

Avec des taux immobiliers aussi bas, la résiliation d’assurance serait avantageuse, ainsi qu’une éventuelle renégociation du prêt.

La baisse des taux immobiliers favorise encore le dynamisme du marché immobilier pour le début 2018. Mais, à quel point peut-elle tenir contre la hausse des prix et la diminution du pouvoir d’achat ?

 

 

 

 

Back to Top