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Taux d’emprunt extrêmement bas pour un été

Le 31/08/2018 par admin

 

Le printemps est traditionnellement une période où les banques se livrent une forte concurrence. Cette année, elles n’ont pas rempli leur quota au 1er trimestre, la demande étant en légère berne. Pour cette raison, les conditions restent encore favorables et les taux d’emprunt se rapprochent des seuils historiques. Pendant cet été, les accédants à la propriété bénéficient des offres avantageux et de décotes importantes pour certains dossiers.

Taux d’emprunt extrêmement bas pour un été

De belles décotes sur les taux d’emprunt

Avec un taux de crédit trois fois moins élevé que dans les années 2000, l’accession à la propriété est devenue plus abordable pour les ménages français. « La baisse des taux a soutenu les marchés et a bénéficié à toutes les catégories de prêts, même pour les durées de prêts longues, favorisant le retour des ménages jeunes et modestes sur le marché de l’accession », explique l’Observatoire du Crédit Logement / CSA.

Le premier trimestre 2018 n’était pas très dynamique. Les banques ont donc baissé leur taux à des niveaux très bas afin d’encourager les nouveaux acquéreurs à concrétiser leurs projets d’achat. En effet, pour ceux qui souhaitent souscrire un prêt sur 15 ans, le taux d’emprunt ne dépasse pas le 1%. Tandis que, pour un prêt sur 20 ans, l’emprunteur bénéficie d’un taux ne dépassant pas le 1.3%.

La demande de financement de résidence principale (dossiers finançables avec promesse de vente signée) a augmenté de 57% au mois d’avril par rapport au mois de mars, et de 6% en mai par rapport à avril.

La tendance de la  baisse historique des taux s’oppose aux traditions des pratiques de la période estivale. En effet, généralement pendant l’été et  plus précisément les mois de juillet et août, les établissements de financement tendent à relever leurs taux immobiliers afin d’éviter un afflux de la demande.

Ces décotes sont accordées au cas par cas en fonction du profil de l’emprunteur (revenus, apport, capacité d’épargne, âge…). Ces efforts sont d’autant plus forts actuellement que les banques ont pris pas mal de retard dans leurs objectifs commerciaux sur le premier trimestre.

Le pouvoir d’achat baise dans les grandes agglomérations

Puisque les banques ne peuvent plus baisser leurs taux d’emprunt, elles offrent donc des conditions de crédit très favorables. En effet, les primo-accédants peuvent désormais financer leurs projets d’acquisition de résidence principale avec un crédit sans apport. Tandis que, les ménages à revenus modestes souscrivent des prêts longs sur 25 ans et 30 ans à des taux très attractifs.

Cependant, malgré la faiblesse des taux de crédit et les conditions avantageuses de crédits, le pouvoir d’achat immobilier des Français a continué de baisser dans près de 50 % des grandes villes entre janvier et juillet 2018. Dans certaines communes, la superficie finançable a chuté de 6 m².

10 des 20 grandes villes de France enregistrent des baisses de m² finançables (à partir d’une mensualité de 1 000 € par mois sur 20 ans). Parmi les perdantes, figurent notamment Anger qui perd 6 m², ainsi que Marseille et Toulouse avec 4 m² de moins.

Le quatuor des villes les plus chères sont, sans surprise, Paris, Bordeaux (+ 1 m² par rapport à Février), Lyon et Nice. La capitale reste la ville la plus onéreuse avec un pouvoir d’achat immobilier de seulement 22 m², soit presque sept fois plus élevé qu’à Saint Etienne. En effet, pour un remboursement de 1000 € sur 20 ans, il n’est plus possible d’acquérir que 22 m², contre 24 m² un an auparavant.

 

 

 

 

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