Actualités crédit immobilier

 

Résilier son assurance de prêt immobilier reste difficile

Le 08/08/2018 par admin

 

Après l’entrée en vigueur de l’amendement Bourquin le 12 janvier 2018, tout souscripteur de prêt immobilier peut résilier son assurance de prêt chaque année à la date d’anniversaire du contrat. Des centaines voire milliers d’euros d’économies sont en jeu pour chaque emprunteur. Les réformes ont été nombreuses en faveur de la libération du marché de l’assurance. Mais la démarche n’est pas devenue un jeu d’enfant pour autant.

Pour obtenir un bilan chiffré fiable, il faudra probablement attendre 2019 et les statistiques de la Fédération française de l’assurance (FFA) ou du régulateur du secteur, l’ACPR. Il est donc actuellement difficile d’évaluer l’impact de a loi Bourquin sur le marché de l’assurance.

Résilier son assurance de prêt immobilier reste difficile

Les freins à la résiliation d’assurance

Comme nous avons mentionné au début, depuis janvier 2018, tous les emprunteurs peuvent faire jouer la concurrence entre les différents établissements d’assurance de prêt immobilier en résiliant leur contrat annuellement.

Cette opération n’est possible que si deux conditions sont respectées. En effet, l’emprunteur doit respecter un préavis de deux mois. C’est-à-dire qu’il doit envoyer la demande de la résiliation à sa banque deux mois en avance.

La deuxième condition est celle de l’équivalence des garanties. C’est-à-dire que les garanties apportées par le nouveau contrat d’assurance doivent être au moins équivalente à celles du contrat de la banque.

Cependant, les emprunteurs qui ont pensé à résilier leurs contrats d’assurance ont parcouru quelques difficultés. La date de référence à utiliser était floue. Pour cette raison, la Fédération bancaire française a publié un guide sur la question.

Toute banque prêteuse est libre de choisir la date de résiliation (édition ou signature de l’offre de prêt, souscription ou prise d’effet du contrat d’assurance), mais doit obligatoirement affiché cette date sur son site et sur d’autre support si possible. De cette façon, il n’est plus possible aux banques d’utiliser cette excuse pour faire retarder d’un an la demande de résiliation de leurs clients.

En plus, les banques essayent de jouer la carte de contre-proposition. En effet, quand l’emprunteur leurs ramène le nouveau contrat d’assurance, elles procèdent à une révision à la baisse de la prime annuelle. Et si le banquier offre la même prime que celui de l’offre concurrente, c’est moins de formalités administratives pour l’emprunteur.

Les demandes de résiliation sont moins que prévue

Ces différents obstacles empêchent l’ouverture de la concurrence sur le marché de l’assurance.

En effet, toutes les banques interrogées affirment que le nombre des demandes de résiliation ont été inférieures à leurs prévisions. Elles ne représentent en fait que 2 % du portefeuille des Caisses régionales du Crédit Agricole et LCL.

Il est vrai que les demandes de devises ont bien augmentées dès le début de l’année, mais les démarches ne se sont pas toutes achevées.

A part la résistance des banques qui décourage de nombreux souscripteurs de prêts immobiliers, la différence entre le gain attendu et le réel présente une vraie déception pour les emprunteurs qui ont fait recours aux comparateurs pour faire une estimation des profits à réaliser. En effet, il est à noter que le comparateur ne prend pas en compte toutes les conditions de la résiliation, il n’entre pas en fait dans les détails de la situation de l’assuré ou de son état de santé.

Cependant, malgré tous les obstacles, les professionnels du secteur blâment cette faible évolution sur le manque de structure avec des offres très variées. Mais, ils tablent sur une stabilisation dans les 2 ou 3 années à venir.

La concurrence va rester très vive et le marché va poursuivre sa transformation. Tant que les établissements individuels d’assurance offrent plus de produits, les banques vont tenter à réviser le calcul des cotisations qui sera basé sur le capital restant dû du prêt immobilier au lieu du capital initial.

 

 

 

 

Back to Top