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Recul de la demande de crédits immobiliers

Le 01/10/2018 par admin

 

Malgré les conditions très favorables de crédit immobilier, les établissements bancaires enregistrent une baisse de la demande depuis quelques mois. En effet, pendant le premier trimestre 2018, le nombre de prêts accordés enregistre un recul de 16,9% par rapport à la même période de 2017. Alors que, en matière de volume, la production de crédits affiche une baisse de 9.9%. « Les évolutions constatées depuis le début de l’année 2018 confirment la tendance baissière du marché, d’autant que la suppression des aides personnelles à l’accession accentue l’affaiblissement de la demande des ménages modestes », note l’Observatoire Crédit Logement/CSA dans sa présentation trimestrielle.

Recul de la demande de crédits immobiliers

Les conditions de prêts sont toujours favorables

Depuis le début de l’année, les banques se livrent une forte concurrence afin d’attirer de nouveaux clients. Pour cette raison, elles gardent des conditions de crédits immobiliers très avantageuses. Cependant, la demande de crédits s’est affaiblie.

En effet, les taux immobiliers sont très bas et oscillent entre la stabilité et une légère baisse. Ils ont atteint en moyenne 1.47% en mois de février. Selon l’Observatoire Crédit Logement / CSA : « Cette baisse est rendue possible par des conditions de financement et de refinancement de la production de crédits toujours excellentes. Elle s’appuie, en outre, sur une concurrence par les taux toujours très vive entre les établissements de crédit ».

En addition au taux immobiliers bas, les banques proposent de nouveaux les crédits à durées plus allongées afin d’améliorer la capacité d’emprunts des ménages surtout les plus modestes.

En effet, en mois de février la durée moyenne des prêts accordés s’est tournée autour des 218 mois (225 mois pour l’accession dans le neuf et 233 mois pour l’accession dans l’ancien). On enregistre donc une hausse de la durée des prêts d’environ 14 mois depuis l’année 2014 (et même de 5 mois au cours de la seule année 2017).

Malgré toutes ces conditions favorables,  la dégradation des soutiens publics (PTZ, APL Accession, etc.), qui est venue renforcer les difficultés rencontrées par les ménages modestes et la hausse des prix de l’immobilier sont la première cause de la baisse de la demande et la dégradation de la solvabilité des ménages.

Ce rythme doit conduire  une baisse des prix des logements sur l’ensemble du territoire.

La baisse des prix est plus remarquable dans l’ancien

Le marché de crédit immobilier se porte globalement très bien. Il demeure très concurrentiel et très sensible aux facteurs pouvant affecter les acheteurs. Le marché évolue vite et de manière disparate d’une ville à l’autre. Une disparité parfois importante qui révèle quelques surprises, surtout concernant le prix du logement.

Le dernier baromètre mensuel LPI/SeLoger a confirmé une baisse des prix de l’immobilier ancien dans de nombreuses villes. Il confirme que  Les prix des appartements anciens ont reculé au cours des 3 derniers mois dans 70 % des villes de plus de 200 000 habitants et de 50% dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants.

Cette étude a porté sur le prix du mètre carré signés dans les compromis de vente.

Certaines villes enregistrent une baisse saisonnière (Bordeaux et à Saint-Étienne) alors que dans  d’autres elle est progressive.

  • 1,1 % à Nice et à Béziers ;
  • 1,9 % à Toulon ;
  • 0,7 % à Grenoble.

La baisse est toutefois plus importante à :

  • Dunkerque (-3,8 %) ;
  • Brest (-3,9 %) ;
  • Cherbourg (-6,9 %).

Il est à noter que la baisse du volume des ventes dans le neuf et le recul des prix dans l’immobilier ancien ne sont que des conséquences des réformes récentes des aides à l’accession notamment la suppression de l’APL accession et le recentrage du prêt à taux zéro.

En somme, malgré des conditions de crédit immobilier très favorables, la hausse des prix péénalise la solvabilité des ménages les plus modestes.

 

 

 

 

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