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Réaliser des économies sur votre prêt immobilier grâce à la résiliation d’assurance

Le 22/01/2018 par admin

 

L’assurance emprunteur est souscrite par les particuliers qui contractent un prêt immobilier à la demande des organismes bancaires. Or, afin de bénéficier d’importantes économies, les emprunteurs sont aujourd’hui capables de déléguer leur assurance à un organisme externe autre que la banque prêteuse ou de résilier leur contrat d’assurance annuellement, à chaque date d’anniversaire du contrat, suivant le changement de leur situation.

Résiliation annuelle d’assurance emprunteur

Lors de la souscription d’un prêt immobilier, la banque vous offre automatiquement son contrat d’assurance dit de groupe qui est considéré onéreux par rapport aux contrats individuels. En fait, les tarifs des assureurs spécialisés sont souvent inférieurs de moitié à ceux proposés par les banques

Introduite par la loi Sapin 2, la résiliation annuelle de l’assurance emprunteur a été ratifiée par la Loi n°2017-203 publiée le 22 février 2017 au Journal officiel (dite « Amendement Bourquin »). Elle s’applique aux nouveaux contrats d’assurance emprunteur signés à partir du 22 février 2017, et étendue à tout type de contrat à compter  du 1er janvier 2018.

Pour résilier votre assurance emprunteur, il vous faut :

– trouver un nouveau contrat d’assurance avec des garanties équivalentes ;

– obtenir l’accord écrit de votre banque ;

– envoyer une lettre de résiliation de votre actuelle assurance emprunteur deux mois avant l’échéance annuelle de votre assurance.

Jusqu’à 150 € d’économies chaque mois

Choisir une formule individuelle auprès d’un assureur externe est nettement plus avantageux que souscrire le contrat de groupe de la banque. En effet, ce dernier revient en moyenne à 21.000 euros par an pour un capital et une durée d’emprunt médian, le taux sur 20 ans étant d’environ0, 39 % dans une banque. Or, un assureur alternatif peut offrir 0,13 %.

Les économies les plus conséquentes seront faites par les personnes de moins de 40 ans, en bonne santé et avec une situation professionnelle stable. Ainsi, un couple composé d’un homme de 39 ans et d’une femme de 35 ans, tous deux cadres en CDI, ayant emprunté, en janvier 2014, 250 000 € sur 20 ans avec un taux d’assurance groupe de 0,4 % par personne, pourront prétendre, dès janvier 2018, à une assurance emprunteur aux garanties similaires à un taux avoisinant les 0,06 % (voir tableau ci-dessous). Ils pourront donc économiser 27 550 €, soit 150 € par mois, jusqu’à la fin de leur prêt immobilier.

Même si les séniors n’ont pas vraiment les préférés des banques, en raison de leurs problèmes médicaux plus fréquents, ils peuvent, eux aussi, réaliser des économies en changeant d’assurance emprunteur. Un couple de plus de 60 ans ayant acheté une maison secondaire en janvier 2011, avec une assurance de prêt à 0,40 % pourra changer, dès janvier 2018, au profit d’une nouvelle assurance à un taux identique mais avec des mensualités moindres, puisque basées sur le capital restant dû. Grâce à ce procédé, le couple paiera une mensualité de 75 € au lieu de 100 €, soit une économie de plus de 3 000 € sur le long terme.

Les personnes atteintes de maladie ou exerçant une profession « à risque » sont aussi concernés

Lorsque l’emprunteur exerce un métier à risque, il est important de bien prendre connaissance de l’étendue des garanties et de vérifier que les risques spécifiques à sa profession sont bien pris en charge. Une assurance emprunteur métier à risque sera toujours plus chère qu’une assurance standard. Il est donc essentiel que ce surcoût soit justifié par une prise en charge effective des spécificités de sa profession.

Or, la résiliation de l’assurance emprunteur peut également être bénéfique aux personnes malades ou exerçant un métier « à risque » qu’on croit être exclus des bénéfices de la résiliation.

En effet, elle permettrait notamment à certains anciens malades de bénéficier du droit à l’oubli alors même qu’ils remboursent un prêt immobilier. Aujourd’hui, des emprunteurs ayant souffert d’une maladie grave continuent de payer une assurance chère, pensée pour des risques de santé élevés. S’ils remplissent les conditions d’application du droit à l’oubli, ils pourraient opter pour une nouvelle assurance emprunteur sans surprimes ni exclusions.

La contrepartie de cette ouverture globale du marché de l’assurance emprunteur, c’est que les banques pourraient remonter les taux sur les prêts immobiliers pour compenser le manque à gagner des contrats d’assurance perdus.

 

 

 

 

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