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Ralentissement du marché malgré des taux immobiliers bas

Le 09/10/2018 par admin

 

Le marché immobilier continue de se dégrader malgré des taux immobiliers extrêmement bas. Rien ne semble pouvoir expliquer cette baisse du marché ! Les promoteurs et les constructeurs sont bien inquiétés de ce ralenti. En effet, entre le mois de mai et juillet, les permis de construire ainsi que les mises en chantier ont reculé respectivement de -12.1% et -4.9%. La crise, est-elle proche ?

Ralentissement du marché malgré des taux immobiliers bas

Un marché immobilier en baisse

Malgré des taux immobiliers excessivement bas, un taux de chômage en baisse, une croissance économique relativement forte, le marché immobilier est très calme et la demande de crédit immobilier hors renégociation continue même de se dégrader pour le 10ième mois de suite.

Cette baisse de la demande de crédit immobilier est également confirmée par crédit logement organisme de caution de crédit immobilier :

« Depuis avril 2017, la demande a présenté des signes d’essoufflement qui se sont confirmés au fil des mois. Si la demande semblait avoir retrouvée des couleurs en novembre, ce n’est qu’en raison du rebond inattendu du marché du neuf (réalisation anticipée d’opérations immobilières dues aux modifications du PTZ dans certaines zones). En dépit de cette courte embellie, le ralentissement de la demande s’est accentué en décembre.

La baisse de la demande a été accentuée par les réformes des aides d’accès à la propriété dont on peut citer :

  • Le recentrage du prêt à taux zéro selon les zones géographiques,
  • La suppression de l’APL accession,
  • Recentrage du dispositif de défiscalisation Pinel.

Le nombre des compromis des ventes a chuté de -16.5% de mai à juillet par rapport à la même période il y a un an.

Cette tendance ne peut s’expliquer que comme suit : Le marché immobilier est à l’arrêt car la faiblesse des taux d’intérêt ne suffit plus à solvabiliser les ménages confronter à des prix de l’immobilier en hausse excessive et à la suppression des aides.

On constate aussi le ralentit du marché dans la baisse du nombre des transactions dont le volume a chuté de 969 000 opérations en début de l’année à 948 000 opérations en mai.

La crise est encore loin

En dépit de tous les signes à une alerte, il y a encore de l’espoir.  En effet, le marché de l’immobilier neuf a un  caractère cyclique et les professionnels du secteur pensent qu’il a déjà atteint son pic l’été dernier.

Il est vrai que le marché immobilier de l’année 2018 est moins dynamique que celui de l’année dernière, mais, il a aussi fait des records surtout au niveau des taux immobiliers qui sont encore toujours très bas.

On constate que le dynamisme dans la construction est encore élevé.

En ce qui concerne l’évolution des prix de l’immobilier, la hausse n’est pas pareille sur tout l’ensemble du territoire. En effet, elle touche surtout les plus grandes villes  telles que Paris (+43,8 %), L’île de France ou encore Bordeaux et Lyon. Dans les zones rurales on enregistre une baisse de  -13.3% des prix.

Pendant les 10 dernières années, les délais de vente ont faiblement baissé. En effet, les ménages français sont très enthousiastes à concrétiser leurs projets d’achats grâce à la baisse des taux  qui se situe en moyenne à 1.42% pour les crédits à 20 ans.

Concernant le pouvoir d’achat des ménages, et contre toute idée reçue, il est presque le même que celui enregistré en 2003 et donc plus élevé que celui enregistré entre 2008 et 2012.

Tous ces facteurs emmènent les experts à affirmer que c n’est pas encore la crise et que le changement devrait avoir lieu d’ici à moins d’une année.

En somme, les taux immobiliers sont le premier support du marché qui commence à ralentir.

 

 

 

 

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