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Prêt immobilier : comment bien évaluer les frais annexes ?

Le 10/01/2018 par admin

 

Avant la souscription d’un prêt immobilier, il est indispensable de faire l’évaluation de votre budget d’achat, et du coût de l’emprunt. Les ressources et l’épargne, constituent la base du calcul de la capacité d’emprunt de l’acheteur. Mais attention à ne pas négliger les frais annexes. Ils doivent être intégrés dans le calcul de votre emprunt immobilier, et en augmentent le coût.

Les frais du dossier, les frais d’agence, les garanties et l’assurance

Avant toute dépense, et lors de la conclusion du compromis de la vente, un acompte d’environ 10% du prix de vente doit être versé au vendeur avant la souscription du prêt immobilier. En cas de rétraction injustifiée de l’acheteur, le vendeur a tout droit de conserver cette somme.

Les frais de dossier rentrent également dans le coût du crédit (autour de 1 % du montant du crédit). Le calcul de ces frais de traitement est propre à chaque établissement.

Si vous faites appel à un professionnel de l’immobilier pour acheter un bien, vous devrez vous acquitter de frais d’agence qui correspondent à la rémunération de l’agence immobilière. Traditionnellement, ces frais sont équivalents à 6 à 7 % du prix de vente du bien mais sont librement fixés.

Autre somme – plus importante – à prendre en compte dès la mise en route du crédit (après la signature de l’acte authentique) : la garantie du crédit. Elle peut prendre deux formes : caution mutuelle ou garantie hypothécaire. Selon les établissements, le montant du crédit, l’âge des emprunteurs, le montant de l’apport personnel, etc., elle oscille entre 1 et 2 % de la somme empruntée. Un prélèvement important qu’il convient, là encore, de provisionner pour ne pas être pris au dépourvu.

En plus, Il faut être conscient que, dès que la proposition de crédit est acceptée (dix jours minimum après que la banque adresse une offre en bonne et due forme), l’assurance entre en jeu. La souscription d’une assurance emprunteur est obligatoire si vous contractez un prêt immobilier. Elle permet la prise en charge du remboursement du capital restant en cas de décès, d’invalidité ou de perte d’emploi, en fonction de l’offre choisie. Ainsi, d’autres assurances doivent être prises en compte : l’assurance dommages-ouvrage, obligatoire dans le cas de la construction d’un logement, et l’assurance habitation, indispensable pour se prémunir contre les risques de vol mais aussi de sinistres.

Les frais de notaire et les taxes diverses

La part la plus lourde des frais vient de ce que l’on nomme – à tort – les « frais de notaire ». Car ces sommes sont aux trois quarts composées de taxes qu’il reverse à l’État.

L’ensemble représente environ 3 % du prix d’achat d’un logement neuf et autour de 7 % de celui d’un logement de plus de cinq ans. Les variations de tarifs fixés par décret, sont fonction de la situation géographique du bien, de son mode de financement et des garanties requises. Ils couvrent les droits d’enregistrement du bien, la TVA, l’inscription au Service de la Publicité Foncière et autres frais, ainsi que la rémunération du notaire, aussi appelée « émoluments ».

Il ne faut pas oublier ainsi le remboursement au vendeur de la taxe foncière pour la période pendant laquelle il n’occupera plus son logement (prorata temporis). Sa valeur dépend de l’emplacement du bien et du taux d’imposition pratiqué par la collectivité territoriale.

De même, pour l’achat d’un appartement, il est courant de demander au nouvel entrant de rembourser au vendeur sa quote-part de charges de copropriété du trimestre.

D’autres charges sont ainsi à prévoir tel que la clôture des anciens contrats d’électricité, de gaz et de téléphone, et de leur ouverture dans le nouveau logement.

 

 

 

 

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