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Pas de hausse des taux immobiliers contrairement au coût de l’assurance

Le 30/11/2018 par admin

 

Les conditions du crédit immobilier restent très attractives. Des décotes supplémentaires, des offres de prêts allongés pour certains profils et des taux immobiliers très bas pour tous les emprunteurs. Les particuliers qui n’ont pas pu profiter de l’exceptionnelle baisse des taux de 2016, ni des taux attractifs de 2017 ou de ce début d’année, ont donc tout intérêt à concrétiser leur acquisition immobilière surtout qu’ils risquent de payer plus cher leur assurance de prêt à partir de l’année prochaine.

Pas de hausse des taux immobiliers contrairement au coût de l’assurance

Des taux immobiliers au beau fixe

Les taux des prêts immobiliers en France connaissent des changements tellement inattendus, que bon nombre de spécialistes renoncent à faire des estimations. Depuis l’année 2008, on constate une baisse inexorable de ces taux. Cependant, on a pu noter certaines hausses en 2011, 2014 et même en 2016. En outre, en l’espace de 10 ans, les taux immobiliers ont chuté, allant de 5, 1  à 1, 42 %.

Actuellement, la concurrence est très vive entre les établissements bancaires qui visent à accomplir leurs objectifs commerciaux fixés au début de cette année. En effet, les banques gardent leurs barèmes très bas et offrent des décotes supplémentaires pour les meilleurs profils.

On emprunte actuellement à un taux moyen à 1,30% sur 15 ans, 1,50% sur 20 ans et 1,70% sur 25 ans. Des taux immobiliers très attractifs qui maintiennent le dynamisme du marché contre la hausse des prix de l’immobilier sur l’ensemble du territoire.

On assiste également au retour des crédits de longues durées (25 et 30 ans). Quelques légères hausses ont été constatées sur les prêts longs. Un professionnel affirme « Une augmentation de 8 centimes sur les crédits d’une durée de 30 ans ».

En addition, les conditions d’octroi sont plus flexibles. L’apport personnel n’est plus une condition indispensable pour obtenir un accord sur la demande du prêt. Ces conditions sont proposées aux primo-accédants de moins de 35 ans qui représentent la cible la plus rentable pour les organismes de crédit.

Le crédit immobilier demeure donc le premier produit d’appel pour les banques qui souhaitent attirer de nouveaux clients.

Une assurance plus chère en 2019

Bien que le crédit immobilier demeure bon marché grâce aux taux immobiliers bas, ça ne sera peut-être pas le cas en 2019. En effet, le projet de loi de finances pour 2019 vise à supprimer l’exonération de la taxe sur les garanties décès des contrats d’assurance prêt immobilier.

La taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) au taux de 9 %, concernera donc les risques de décès. Les nouveaux souscripteurs de prêts immobiliers risquent donc de payer plus cher leur crédit à l’habitat.

A titre d’exemple, pour un prêt immobilier sur 15 ans s’élevant à 100 000 €, cette suppression de l’exonération entraînerait un supplément de cotisation d’assurance de 36 € par an. Ce qui correspond à 540 € sur toute la durée du prêt.

Jusqu’à la fin de cette année et pour bénéficier d’une assurance plus adaptée et moins chère, les emprunteurs peuvent faire recours à la loi Bourquin qui leurs permet de résilier leurs contrats d’assurance de prêt annuellement à chaque date d’anniversaire. A partir de l’année prochaine  cet amendement peut perdre son intérêt puisqu’une résiliation du contrat signifie une suppression de l’exonération de la taxe sur les garanties décès et donc une assurance plus chère.

Les emprunteurs ont donc tout intérêt de bénéficier des taux immobiliers bas et de l’assurance encore exonérée de la taxe sur les garanties décès, pour souscrire un crédit immobilier.

 

 

 

 

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