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Pas de forte demande sur la résiliation de l’assurance de prêt immobilier

Le 10/10/2018 par admin

 

L’amendement Bourquin de la loi Sapin 2 validé le 12 janvier 2018 par le conseil constitutionnel, permet à tout souscripteur de prêt immobilier de résilier chaque année son assurance de prêt à chaque date d’anniversaire du contrat. Cette opération permet aux emprunteurs de déléguer leurs assurances à un organisme individuel autre que la banque prêteuse et bénéficier d’un contrat plus adapté à leurs situations et moins cher. Les économies à la clé sont très importantes. Cependant, depuis la validation de cette loi, très peu d’emprunteurs ont fait recours à la résiliation d’assurance et ont conservé leurs contrats initiaux.

Pas de forte demande sur la résiliation de l’assurance de prêt immobilier

Aucun changement majeur sur le marché d’assurance

Le marché de l’assurance emprunteur est largement ouvert à la concurrence après la validation de l’amendement Bourquin. Tout détenteur de prêt immobilier est libre de trouver un nouveau contrat avec de meilleures garanties ou un coût plus attractif. Car changer d’assurance est synonyme d’économies pouvant courir jusqu’à plusieurs milliers d’euros.

Avant la validation de cet amendement, la loi Hamon était la porte à la délégation d’assurance. En effet, elle permettait aux emprunteurs de changer leurs contrats pendant les 12 mois qui suivent sa souscription. Malgré les avantages offerts, l’impact de la loi Hamon sur le marché d’assurance a été limité et les banques gardaient leur grand part.

L’amendement Bourquin n’a pas aussi montré de grands changements comme il a été attendu. Pas de bouleversement du marché de l’assurance.

Les professionnels du secteur affirment que ce retard d’impact est dû au manque d’informations des emprunteurs. C’est-à-dire que lors de la souscription d’un prêt, l’emprunteur n’est pas correctement informer sur ses droits concernant l’assurance de son prêt. Donc, la plupart des consommateurs souscrivent d’une façon automatique le contrat du groupe de leur banque prêteuse.

La résiliation d’assurance est  une source d’économies négligeable

La majorité des souscripteurs de prêts immobiliers n’ont pas envie de changer leur assurance de prêt car ils redoutent les formalités administratives additionnelles. En effet, la suscription d’un prêt demande beaucoup de formalités au point que l’emprunteur ne souhaite pas ajouter encore plus de papier à son dossier.

Par contre, vu la baisse actuelle des taux immobiliers, il serait très avantageux aux emprunteurs de renégocier leurs assurances et bénéficier d’une meilleure couverture à un prix plus réduit. Ceci leurs permet en fait d’économiser jusqu’à la dizaine de milliers d’euros sur le coût global du prêt.

Les banques en pleine bataille

Avec la Loi Hamon, les législateurs souhaitaient rendre un peu de pouvoir d’achat aux consommateurs. Mais face aux réticences des établissements bancaires, ils ont pris le parti avec l’amendement Bourquin de durcir le ton.

Les banques détiennent 85% du marché de l’assurance de prêt immobilier et la validation de l’amendement Bourquin marque la fin de leur monopole sur ce marché qui représente presque 7milliards d’euros.

Pour cette raison et à crainte de perdre leur part aux concurrents, les banques ne jouent pas systématiquement le jeu. En effet, dans le cadre de la loi Hamon, bon nombre d’éléments ne cessaient de desservir l’emprunteur. Entre les délais non respectés par les établissements bancaires, les demandes de frais de résiliation, les allers retours incessants, les demandes de papiers inutiles ou les refus aléatoires, le client a de quoi s’impatienter.

Il est conseillé aux emprunteurs qui souhaitent résilier leur assurance de faire recours aux services d’un expert qui leur facilitera la tâche.

En somme, il est encore tôt de voir le vrai impact de la loi Bourquin comme affirment les experts : « Il est trop tôt pour dresser un bilan concernant l’amendement Bourquin » et ils pensent qu’ « Il faudra attendre 4 ou 5 ans pour observer d’éventuels effets ».

Les emprunteurs doivent être mieux informés sur les économies substantielles qu’ils peuvent réaliser sur le coût global de leurs prêts immobiliers.

 

 

 

 

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