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Moins de ménages sont capables de souscrire un prêt immobilier

Le 25/09/2018 par admin

 

Souscrire un prêt immobilier paraît inaccessible à certains ménages. L’achat des logements neufs a été pénalisé par les réformes des aides à l’accession à la propriété, notamment le recentrage du prêt à taux zéro (PTZ) selon la zone géographique d’implantation du bien et la réforme du dispositif de défiscalisation Pinel. Cela va pénaliser des milliers de ménages modestes qui ne vont plus pouvoir accéder à la propriété. En effet, selon le Crédit Foncier, en 2016, 70 % des ménages primo-accédants dans le neuf avaient bénéficié d’un PTZ et/ou d’APL (soit environ 99 400 ménages).

Moins de ménages sont capables de souscrire un prêt immobilier

Ralentissement des ventes dans le neuf

Entre novembre et janvier, les mises en chantier de logements neufs ont progressé mais les permis de construire s’effritent. Signes que le marché du neuf est en petite forme et devrait ralentir dans les prochains mois. Les mises en chantier de logements neufs ont progressé de 6,5% de novembre à janvier en France, comparé aux mêmes mois de 2016, tandis que les permis de construire s’effritaient de 0,4%, a annoncé le ministère de la Cohésion des territoires. Sur ces trois mois, les mises en chantier se sont élevées à 119.000, tandis que 118.000 permis de construire étaient délivrés, a précisé le ministère dans un communiqué.

L’ambiance a changé radicalement chez les professionnels. Malgré que les taux d’intérêt ont continué de se replier. Ils sont inférieurs à 1,50% sur vingt ans, alors que l’inflation officielle s’est élevée à 1,3%, cela n’a pas  empêché la demande de prêts immobiliers de se ralentir.

Il est vrai que plusieurs facteurs défavorables jouent : en particulier la suppression des aide personnalisées au logement ainsi que la réforme du prêt à taux zéro. Les professionnels ont trouvé la parade en allongeant la période de remboursement qui atteint souvent dix -huit ans.

En addition, les investisseurs les plus modestes ont tendance à se retirer du marché de l’immobilier, laissant ce dernier aux plus défavorisés qui ne peuvent s’intéresser qu’aux programmes les plus modestes. A long terme, une telle évolution serait préjudiciable au bon fonctionnement du marché et risquerait d’aggraver la crise de la construction.

Pas de résultats issus du projet de la loi Elan

Quelques jours après la présentation aux professionnels de l’immobilier du projet de loi Élan, certains d’entre eux font part de leur inquiétude. En cause, les résultats concrets du recentrage des aides financières (

PTZ, Pinel, APL…) en ce début d’année 2018.

Le premier trimestre 2018 a enregistré une diminution de 15 points des dossiers de demandes de prêt immobilier issus des primo-accédants (de 60 à 45%). Selon un professionnel du secteur : ‘‘Si l’on brise l’élan chez eux, qui constituent le premier maillon du marché, c’est toute la chaîne qui risque d’en pâtir.’’

Pour de nombreux professionnels de l’immobilier, si les pouvoirs publics mettent en avant le coût des aides à la pierre, ils ne parlent pas assez des gains. Nouvelle preuve avec le récent référé de la Cour des comptes sur le dispositif Pinel, jugé trop cher et pas assez efficace.

Mais peut-être faut-il laisser du temps au temps, afin que ce plan logement porte ses fruits. « Les pouvoirs publics ont une stratégie lisible : arrêter la course à l’échalote des aides financières et produire un choc d’offre », décrypte Dominique Duperret. « Il s’agit donc de libérer du foncier et lever les contraintes pour faire diminuer les coûts. Le défaut de ce plan d’attaque, c’est qu’il peut mettre trois, quatre ans à produire ses effets. Et nous subirons forcément un tassement douloureux d’activité. »

En conclusion, la demande de prêt immobilier reste supporter pour le moment mais risque de s’effondrer si le projet Elan ne commence pas à produire ses effets.

 

 

 

 

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