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Malgré les taux immobiliers bas, les ventes du neuf ralentissent

Le 28/08/2018 par admin

 

Le marché du logement neuf est resté soutenu en 2017. Ainsi, chez les promoteurs immobiliers, 130 000 logements neufs ont été vendus en 2017, soit une hausse de 2 % par rapport à 2016 (127 000 ventes). Pour le premier trimestre 2018, la demande sur le marché du neuf a été aussi forte et soutenue par la baisse des taux immobiliers (de 1,47 % en moyenne au mois d’avril), mais la tendance est à la baisse, selon les derniers chiffres de la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers).

Malgré les taux immobiliers bas, les ventes du neuf ralentissent

Tendance à la baisse pour le 1er trimestre 2018

La Fédération des promoteurs immobiliers livre chaque trimestre une analyse chiffrée sur l’évolution des ventes immobilières sur le marché du neuf en ce qui concerne les logements individuels et collectifs.

Les transactions enregistrent une baisse pour les trois mois de cette année. En effet, Les ventes en bloc aux organismes HLM connaissent la baisse la plus importante (-19,3 %), après une année 2017 exceptionnelle (+ 30,5 %).

Les ventes au détail, à destination des particuliers (52 % d’investisseurs contre 48 % d’accédants) baissent quant à elles de 9,4 % au 1er trimestre. Ce sont à la fois les ventes aux investisseurs (- 7,4 %) et aux accédants (-11,4 %) qui en pâtissent. Malgré la forte demande soutenue par la baisse des taux immobiliers, ceci s’explique par le niveau des prix des logements neufs, toujours en augmentation (+ 3 % comparé au 1er trimestre 2017).

Les mises en vente de logements sont en baisse de 14 % comparé au 1er trimestre 2017 (24 546 mises en vente contre 28 541 au 1er trimestre 2017). Les mises en vente repassent ainsi sous la moyenne observée pour les 1ers trimestres entre 2013 et 2018.

‘‘Ce décrochage s’explique principalement par une dégradation de la solvabilité des ménages, alors que les hausses de prix immobiliers ne peuvent plus guère être absorbées par une nouvelle amélioration des conditions de crédit, toujours très favorables.’’ indique la FFB (Fédération française du bâtiment).

Une inégalité entre les territoires

Cette baisse est particulièrement sensible dans les grandes agglomérations comme à Lyon (- 56 %), les Alpes et l’Île-de-France (- 50 %) ou encore les Hauts-de-France (- 35 %).

En addition, le nombre de mises en chantier de logements neufs a creusé son recul en France de mars à mai, de même que celui des permis de construire, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Cohésion des Territoires. En effet, les mises en chantier se sont élevées à 98.800, soit un recul de 6,6% par rapport à la même période de 2017, tandis que le nombre de permis de construire s’est établi à 115.400, une baisse de 5,6%, précise le ministère dans un communiqué.

Pour la présidente de la FPI, Alexandra François-Cuxac, « les promoteurs veulent produire davantage pour mieux satisfaire la demande, en termes de quantité, de localisation et de prix, mais ils constatent aujourd’hui que les problèmes de permis de construire, de normes et de recours réduit de plus en plus leur capacité à mettre des logements en chantier ».

Donc, on constate que les taux immobiliers bas séduisent les candidats à l’accession, mais, les procédures administratives compliquées sont à la première cause de la baisse de l‘envie des promoteurs à construire plus.

 

 

 

 

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