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Les taux de crédits immobiliers toujours en baisse

Le 10/08/2018 par admin

 

Les taux de crédits immobiliers se rapprochent du plancher de décembre 2016. En dix ans, les taux moyens sont passés de 5,1 à 1,42%, selon le dernier Observatoire Crédit Logement. Le mois dernier, les taux moyens (hors assurances) étaient de 1,25% sur 15 ans, 1,43% sur 20 ans et 1,67% sur 25 ans.  Une bonne nouvelle largement compensée par la hausse des prix qui sévit en France. Donc, pour ceux qui souhaitent concrétiser leurs projets d’achat, le moment est très propice.

Les taux de crédits immobiliers toujours en baisse

Tendance des taux en moi de juillet

Depuis la fin de l’été 2017, les taux des crédits immobiliers n’ont cessé de diminuer. Résultat, au 1er trimestre 2018, les taux se sont établis à 1,48 % en moyenne contre 1,52 % au 4e trimestre 2017. Une baisse rendue possible grâce aux conditions de financement et de refinancement de la production des crédits toujours excellentes.

Comme affirme un professionnel du secteur ; «En raison du retard persistant de production (de crédits), les banques continuent d’ouvrir leurs critères». En effet, avec une demande en chute depuis plusieurs mois, les établissements bancaires ont maintenu des objectifs de production élevés pour l’année 2018.

En addition, alors que l’inflation progresse, le taux de l’OAT à 10 ans ne s’est pas franchement relevé les taux des crédits  ne devraient donc guère remonter en 2018.

Selon les chiffres publiés par un spécialiste, pour le mois de juin, les taux étaient de :

  • 0,89 % sur 10 ans ;
  • 1,18 % sur 15 ans ;
  • 1,37 % sur 20 ans ;
  • 1,61 % sur 25 ans.

Alors que, pour le mois de juillet, les taux devraient continuer sur cette lancée pour s’établir en moyenne à :

  • 0,75 % sur 10 ans ;
  • 0,95 % sur 15 ans ;
  • 1,25 % sur 20 ans ;
  • 1,30 % sur 25 ans.

Les prix de l’immobilier en hausse

Désormais, près de 30 % des emprunts immobiliers sont contractés sur au moins 25 ans, et plus de 60 % sur plus de 20 ans. À l’inverse, seulement 13 % des prêts sont sur moins de 15 ans.

Pour les ménages, l’allongement de la durée des emprunts permet de maintenir ou augmenter la solvabilité. Conjugué à un coût de crédit extrêmement bas, grâce à la faiblesse des taux d’intérêt, cela permet de compenser en partie la hausse des prix de l’immobilier constatée depuis 2015.

En apparence, l’Île-de-France progresse toujours plus vite que les autres régions, avec une croissance de 4,3 % contre 3,1 % en province. Mais, ce dernier chiffre masque deux réalités : un marché atone dans les zones rurales et un autre, très dynamique, dans les métropoles.

La machine est donc en train de se gripper, même s’il est encore trop tôt pour dire si la tendance va se poursuivre. Globalement, la hausse des prix de l’immobilier « écarte progressivement les ménages les plus jeunes et les plus modestes, en primo accession pour la plupart d’entre eux et faiblement dotés en apport personnel », relève l’Observatoire de Crédit Logement.

Dans l’ancien, le coût moyen des crédits représente aujourd’hui, l’équivalent de 4,7 années de revenus d’un ménage, comme il y a un an, soit un de ses niveaux les plus élevés constatés depuis le début des années 2000.

En conclusion, la baisse des taux de crédits immobiliers ne parvient pas à compenser la hausse des prix des logements qui fait dégrader la solvabilité des ménages.

 

 

 

 

 

 

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