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Les taux de crédit immobilier sont toujours stables

Le 12/03/2018 par admin

 

Le marché de l’immobilier est toujours soutenu par la baisse des taux de crédit immobilier, ce qui favorise les conditions d’obtention du prêt pour les emprunteurs. Malgré les craintes, les taux ont demeuré stables pendant le mois de février et ils semblent garder leur niveau pendant le mois de mars. Une éventuelle hausse progressive est prévue au cours de cette année.

Les taux de crédit immobilier sont toujours stables

Taux presque identiques entre février et janvier 2018

En février 2018, la moyenne toutes durées confondues est tombée à 1,47% brut (hors assurance et frais annexes), contre 1,49% un mois plus tôt selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. « Depuis août 2017, les taux diminuent doucement, de l’ordre de deux points de base par mois et ils ont retrouvé leur niveau d’août 2017 », indique cet organisme qui analyse tous les mois le marché des crédits immobiliers. Du coup, cette moyenne toutes durées confondues se rapproche du record absolu à la baisse : 1,31% en novembre 2016, et reste encore très loin des 3,08% de 2013.

En plus, en mois de mars, les banques n’ont pas opté que pour une légère augmentation de leurs barèmes. Pour ce mois aussi, les taux sont toujours stables par rapport au début de l’année. On peut emprunter actuellement à un taux moyen (hors frais et assurance) de1, 50% sur quinze ans, de 1,70% sur vingt ans ou encore de 1,90% sur vingt-cinq ans. Avec les meilleurs taux gardés pour les meilleurs dossiers. En fait, Les écarts restent très importants entre les taux moyens et les meilleurs taux. Par exemple, il y a un écart de l’ordre de plus de 30 points de base sur une durée de remboursement de 10 ans ou encore de 40 à 50 points de base pour un emprunt sur 20 ans, qui est plus courant. Il y a donc de sacrées économies (ou une rallonge de budget non négligeable) à aller chercher en améliorant son dossier de financement.

Si la hausse des taux immobiliers n’est pas aussi d’actualité, c’est que les banques veulent atteindre leurs ambitieux objectifs commerciaux qu’ils ont fixé pour cette année, et espèrent attirer des nouveaux clients en les séduisant par les crédits immobiliers à bas coût.

Un contexte haussier

Alors que les prévisions des professionnels du secteur immobilier affirment une stabilité des taux pendant la première moitié de l’année. De nombreux facteurs sont en faveur d’une hausse des taux de crédit immobiliers pour le deuxième semestre.

En effet, les nouvelles réformes impliquées par le gouvernement dans le secteur de l’immobilier, comme le recentrage et la suppression de certains dispositifs d’aide à l’accession au logement (PTZ, APL accession et loi Pinel) et la validation de l’amendement Bourquin qui porte sur la résiliation annuelle de l’assurance emprunteur, signifient que les banques risquent d’un manque à gagner aussi important.

En plus, l’inflation, en rythme annuel, tourne actuellement à 1,3%, contre 0,5% en novembre 2016, et  l’OAT TEC 10, l’indice financier qui sert de mètre-étalon aux tarifs des crédits à l’habitat, a vu son niveau doubler en 18 mois. Par conséquent, les banques ne pourront pas continuer éternellement à prêter à marge réduite. Et puis la reprise de l’inflation, la progression des indices financiers n’argumentent pas en faveur de nouvelles baisses. Selon les estimations du Crédit foncier, la moyenne toutes durées confondues pourrait atteindre les 1,65% d’ici fin 2018.

Donc, les emprunteurs qui ont l’intention de souscrire un crédit immobilier pour l’acquisition de leur résidence, doivent penser à le faire pendant le premier semestre 2018, avant une éventuelle hausse des taux de crédit immobilier, qui ne devrait pas tout de même être brutale, mais elle sera progressive.

 

 

 

 

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