Actualités crédit immobilier

 

Les risques de santé entrainent des majorations de la prime d’assurance de prêt immobilier

Le 25/10/2018 par admin

 

Même si ce n’est pas imposé par la loi, la souscription d’une assurance de prêt immobilier est une opération inévitable que tout emprunteur doit y faire recours. De cette façon, les établissements bancaires garantissent le remboursement de leurs crédits et les emprunteurs seront assurés contre les aléas de la vie. Cependant, certains ménages s’exposent déjà à des dangers comme le tabagisme qui entrainera une surprime de leur assurance. D’autres facteurs peuvent aussi conduire l’assureur à appliquer une majoration de la prime d’assurance, telles que les maladies graves.

Les risques de santé entrainent des majorations de la prime d’assurance de prêt immobilier

Les risques de santé que vous êtes obligé de déclarer à votre assureur

L’assurance de prêt immobilier est imposée par les établissements prêteurs à tout souscripteur de crédit. L’étendue des garanties ainsi que la prime de l’assurance dépendent de la situation d l’emprunteur. En effet, les maladies graves sont considérées comme des risques et entrainent une majoration de la prime puisqu’ils nécessitent une plus large couverture.

En France, le tabagisme est considéré comme la première cause de décès. Il est aussi à l’origine de nombreuses maladies graves. Donc, si vous êtes un fumeur passif, quotidien ou vous fumer la cigarette électronique, aux yeux de votre assureur, vous êtes considéré comme un profil ‘‘à risque’’ et vous devez obligatoirement déclarer votre statut de fumeur à votre compagnie d’assurance.

Vous êtes considéré comme fumeur si vous avez fumé pendant les 24 mois qui précèdent votre demande de prêt. Il est à noter que la quantité et la fréquence des cigarettes n’ont aucun effet sur la surprime appliquée par l’assureur.

En outre, le surpoids est aussi inclus dans la liste des risques aggravés de santé. Ce risque est évalué par les organismes d’assurance en comparant l’indice de masse corporelle du client avec les normes en vigueur.

L’assuré doit obligatoirement déclarer à son assureur tout antécédent médical, chirurgical et familial grave, et toute fausse déclaration en intention ou bien par accident, expose l’assuré à un refus de l’indemnisation après un sinistre et parfois elle peut même conduire à une résiliation du contrat.

Comment éviter la surprime de l’assurance ?

La plupart des temps, les emprunteurs qui souffrent d’une maladie aggravante de la santé ou qui ont guérie d’une, auront des propositions d’assurance de prêt immobilier qui sont trop chères avec certaines exclusion de garanties. Certains sont parfois opposés à un refus de leurs demandes. Pour cette raison, a été créée la convention AERAS (s’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé).

En 2007, cette convention a été signée par les pouvoirs publics, les représentants des établissements bancaires, les associations de malades et de consommateurs, les assureurs et les sociétés de mutuelles en France. Elle prévoit différents niveaux de protection.

En faveur des malades guéris d’un cancer, la notion du droit de l’oubli a été introduite en 2017. En effet, tout malade qui a guéri d’un cancer et n’a pas eu de rechute 10 ans après la fin du protocole thérapeutique, a le droit de ne pas déclarer la maladie à l’assureur. Le délai est réduit à 5 ans en cas de cancer diagnostiqué avant l’âge de 18 ans.

La convention AERAS est donc un outil qui permet aux emprunteurs à profil ‘‘risqué’’ de bénéficier d’une assurance de prêt immobilier sans surprime ni exclusions.

 

 

 

 

Back to Top