Actualités crédit immobilier

 

Les réformes du Prêt à taux zéro et de l’APL accession, freinent les ménages

Le 05/06/2018 par admin

 

À cause de la refonte du prêt à taux zéro et de l’APL accession, il est devenu difficile pour les primo-accédants de concrétiser leurs projets d’achat immobilier. Depuis le 1er janvier 2018, ces ménages qui réalisent leur premier achat immobilier ne peuvent plus accéder à l’APL accession (pour ce qui concerne les plus modestes) et s’ils bénéficient encore du Prêt à taux zéro (PTZ), son enveloppe a été divisée par deux. Par suite, le nombre des primo-accédants est devenu minoritaires parmi les emprunteurs.

Les réformes du Prêt à taux zéro et de l’APL accession, freinent les ménages

Refonte du prêt à taux zéro

Le marché de l’immobilier se porte bien en France, porté notamment par la faiblesse des taux d’intérêts. Cependant, malgré cette embellie, il est aujourd’hui de plus en plus difficile de devenir propriétaire pour la première fois.

Les décisions du gouvernement commencent à peser sur la solvabilité des primo-accédants, contraints d’emprunter une somme d’argent moins élevée et sur une durée plus longue.

Le recentrage du prêt à taux zéro a pesé lourd sur la solvabilité des primo-accédants. Cette aide a été recentrée par le gouvernement pour ne devenir éligible que dans le neuf dans les zones urbaines tendues (A, Abis et B1), jusqu’au 31 décembre 2021. Alors que,  dans les zones rurales et périurbaines (B2 et C) il ne s’étend qu’au jusqu’au fin 2019.

En ce qui concerne l’acquisition d’un logement ancien avec travaux, le PTZ n’est plus éligible dans les zones tendues. Cependant, l’achat peut être financé dans les B2 et C pendant quatre ans, c’est-à-dire jusqu’au 31 décembre 2021.

En addition de la refonte du prêt à taux zéro (PTZ), qui ne représente plus que 20% du crédit, contre 40% auparavant, les conditions d’obtention du PTZ sont désormais soumises à un plafond fixé selon le lieu d’habitation et la composition du foyer. Par exemple, pour être éligible au prêt à taux zéro en 2018, un célibataire désirant acheter à Paris ou dans sa proche banlieue ne doit pas avoir un revenu imposable net supérieur à 37.000 euros par an.

Disparition de l’APL accession

L’APL accession permet aux primo-accédants aux revenus modestes de se faire rembourser une partie de leurs mensualités de crédit immobilier. Cette aide pouvait presque réduire de moitié le taux d’endettement de certains de ses bénéficiaires. Ce dispositif permet l’accès à la propriété de personnes n’ayant pas les revenus suffisants pour le faire et qui passent au-dessus du seuil d’endettement maximal, estimé à 33% (un tiers des ressources).

Pour justifier la suppression du dispositif dès le 1er janvier 2018, le gouvernement a parlé d’un effort en faveur de le politique d’accession à la propriété qui serait désormais prioritairement porté sur le prêt à taux zéro, qui sera prorogé.

Les professionnels du secteur de l’immobilier ont constaté un ralentissement dans les demandes, de la part des primo-accédants et des ménages modestes. Certains affirment que cette part a diminué à 40% en mois de janvier, contre 60% le mois d’avant.

De plus, face aux baisses des aides à l’accession depuis le début de l’année, les primo-accédants voient leur emprunt moyen diminuer. Il atteint 196 604 € sur 235 mois contre 200 153 € sur 239 mois en janvier, avec un effort en forte hausse, passant de 4,21 années de revenus il y a un mois à 4,83 années aujourd’hui.

« La réforme du PTZ et la suppression des APL Accession […] commencent à montrer leurs effets pervers. Sans ces aides, les ménages les plus modestes ont plus de difficultés à finaliser le financement de leurs acquisitions » précise un professionnel du secteur.

En somme, les nouvelles réformes (suppression de l’APL accession, recentrage du prêt à taux zéro), ont diminué la solvabilité des ménages les plus modestes.

 

 

 

 

 

 

 

Back to Top