Actualités crédit immobilier

 

Les prix de l’immobilier neuf enregistrent leurs premières baisses

Le 07/11/2018 par admin

 

Alors que la baisse des taux de crédits immobiliers n’est pas parvenue à compenser la hausse des prix associée aux réformes des aides publiques à l‘accession à la propriété, le pouvoir d’achat des ménages français a été fortement pénalisé ce qui a fait entraîner une baisse de la demande dans le secteur. Par conséquent, les prix de l’immobilier neuf commencent à baisser dans certaines grandes agglomérations. Cette baisse peut permettre une re-solvabilisation de la demande.

Les prix de l’immobilier neuf enregistrent leurs premières baisses

Reprise du pouvoir d’achat des ménages

L’envolée des prix de l’immobilier, la baisse des aides de l’accession et la suppression d’autres et l’alourdissement de la fiscalité ont entraîné une baisse de la demande malgré les taux de crédits immobiliers historiquement bas.

En effet, «Le marché se tend un peu. On peut imaginer que les prix immobiliers ont atteint un pic. Avec ces prix élevés, les biens peinent à trouver preneur. La demande est en baisse et les prises de décision des acheteurs sont plus longues.» affirme un expert du secteur immobilier. Ainsi, les mises en chantier et les ventes dans le neuf ont enregistré une baisse.

Le recul de la demande a donc eu pour conséquence la baisse des prix dans quelques grandes agglomérations françaises telles que : Rennes, Strasbourg, Lille ou Bordeaux. Le pouvoir d’achat des ménages a donc progressé dans ces villes. Cette tendance doit se généraliser rapidement sur l’ensemble du territoire.

C’est une bonne nouvelle pour les ménages qui souhaitent acquérir un logement. Oui, mais pas complètement. Car côté crédit, ils ne doivent pas s’attendre à un assouplissement des conditions d’octroi de la part des banques, surtout que la BCE prévoit la révision de son taux directeur en juillet 2019, ce qui mènera obligatoirement les banques à suivre les mêmes tendances. Le marché se dirige tout simplement vers un atterrissage en douceur.

La demande encore soutenue par des conditions d’octroi avantageuses

Le marché immobilier est toujours dopé par les taux de crédits immobiliers au plancher. Les banques prêtent actuellement à des taux moyens de 1,22 % sur 15 ans, 1,42 % sur 20 ans et 1,64 % sur 25 ans, contre respectivement 1,43 %, 1,62 % et 1,90 % il y a un an.

En effet, suite à la hausse des prix et la baisse des aides (recentrage du PTZ, suppression de l‘APL accession…), le pouvoir d’achat des ménages a été pénalisé et la demande de crédits a diminué. Les banques ont donc mené une concurrence féroce afin de séduire de nouveaux clients. Elles ont donc assoupli leurs conditions d’octroi de crédit.

En effet, les durées d’emprunts immobiliers se sont allongées. Certaines banques offrent désormais de crédits sur 25 voire 30 ans. En addition, l’apport personnel devient un critère moins important de l’octroi d’un prêt immobilier : d’après le rapport CSA / Crédit Logement il a diminué de 4,2% en un an. Il est vrai que le CDI reste apprécié, mais il n’est plus une condition sine qua non d’obtention du prêt. Les banques de crédit immobilier sont plus facilement prêteuses, dès lors que le taux d’endettement ne dépasse pas 33%.

En dépit de ces conditions très favorables à l’acquisition et de taux de crédits immobiliers très bas, si les aides publiques ne reprennent pas, le pouvoir d’achat des ménages dans l’immobilier neuf va fortement diminuer ce qui peut entraîner une crise sur le marché.

 

 

 

 

Back to Top