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Les prêts immobiliers transférables sont moins offerts

Le 17/07/2018 par admin

 

Lors de l’achat d’un logement il est possible de conserver son prêt immobilier en cours et le transférer sur l’acquisition d’un futur bien. Ceci vous permet de conserver les conditions financières de votre prêt initial, le même taux d’intérêt (avantageux s’il est bas), la même assurance, la même caution qui garantit le prêt. Cependant, les banques offrent de moins en moins cette option, vue les conditions très favorables du crédit immobilier. D’autres viennent d’annoncer la suppression de la possibilité de transférer leurs prêts.

Les prêts immobiliers transférables sont moins offerts

La transférabilité pénalise la rentabilité des prêts

Le contexte de la souscription d’un prêt immobilier est très favorable. Les taux immobiliers sont au plus bas et se rapprochent de leurs niveaux historiques.

Des replis de 0,10%, voire 0,20% pour les meilleurs dossiers. Les taux moyens sont actuellement à 1,35 % sur 15 ans, 1,55 % sur 20 ans et 1,75 % sur 25 ans mais avec des taux planchers négociés à 0,80 % sur 15 ans, 1,12 % sur 20 ans et 1,35 % sur 25 ans pour les meilleurs profils.

Ces conditions très avantageuses ont conduit les banques à supprimer la clause de transférabilité de leurs contrats de crédits. Cette option qui permet de conserver son prêt obtenu à des conditions attractives pour une future acquisition avec l’avantage de garder le taux de son crédit est désormais uniquement disponible dans un nombre limité de banques.

Il est vrai que cette option est avantageuse pour les emprunteurs, mais elle peut devenir coûteuse pour les établissements bancaires en cas de remontée des taux ou des conditions de refinancement à moyen ou long terme, avec des marges qui pourraient devenir négatives sur ce type de crédit, faisant peser un vrai risque sur leur rentabilité.

Les taux vont répartir à la hausse

Selon l’analyse d’un professionnel du secteur « Avec une éventuelle remontée des taux des marchés financiers à moyen ou long terme, il est difficilement tenable pour une banque de s’engager à maintenir un taux de crédit très avantageux sur une future acquisition qui interviendra dans 7 à 10 ans… Les banques proposent actuellement des taux qu’elles maintiennent volontairement à un niveau bas pour relancer la dynamique du marché, mais si les taux de refinancement et taux d’emprunt d’État remontent, elles devront inévitablement répercuter ces hausses – au moins partiellement -, sur leurs taux de crédit afin de conserver leurs marges. Voilà pourquoi l’ère de la transférabilité des prêts est une ère quasi-révolue ».

Les emprunteurs qui ont déjà inscrit la clause de transférabilité pour leurs prêts immobiliers souscrits il y a un certain temps, cette clause pourra toute de même s’appliquer, sous certaines conditions, qui peuvent varier d’un établissement à l’autre.

L’achat et la revente doivent se faire dans un délai de quelques mois et  l’achat doit être réalisé pour le même usage (vente de la résidence principale et rachat de la résidence principale). Cette option peut également être payante ou être ajoutée au contrat de prêt en fonction d’autres concessions commerciales. La valeur du nouveau bien doit être supérieure au capital restant dû à transférer. Enfin, L’organisme de caution doit accepter le transfert.

L’emprunteur doit donc s’interroger sur son futur parcours résidentiel car il peut être aujourd’hui opportun de privilégier une offre de prêt immobilier avec option de transfert par rapport à une offre concurrente à taux plus bas mais non transférable…

 

 

 

 

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