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Les banques encouragent les souscripteurs des crédits immobiliers

Le 03/07/2018 par admin

 

Après plusieurs années exceptionnelles et en dépit de conditions de financement très favorables, le marché du crédit immobilier est bel et bien en train d’atterrir, ont confirmé les données publiées jeudi par l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Pour cette raison, les banques sont en forte concurrence pour attirer de nouveaux clients. Elles offrent des conditions de prêts très avantageuses et séduisantes. Cette concurrence bénéficie aux emprunteurs qui souhaitent concrétiser leurs projets d’achat.

Les banques encouragent les souscripteurs des crédits immobiliers

Le retour des prêts à très long terme

Supporté par la baisse historique des taux immobiliers, le montant des crédits immobiliers en 2017 a atteint 272 milliards. Les taux moyens ont très peu évolués durant toute l’année dernière : selon les chiffres de la Banque de France, ils étaient au plus bas à 1,50 % en janvier 2017, avant de remonter légèrement en octobre à 1,67 % puis de baisser à nouveau à 1,61 % en décembre. Les volumes de vente ont profité de ces taux bas, puisque le record de ventes dans l’ancien a été atteint avec 968 000 transactions (soit 120 000 de plus qu’en 2016) d’après les chiffres des Notaires de France.

Cependant, ces chiffres semblent être difficiles à atteindre pour l’année 2018. Selon une récente étude du Crédit Foncier, les taux devraient atteindre 1,65 % à la fin 2018 et le nombre de transactions dans l’ancien pourrait souffrir de la hausse des prix et subir une chute de 7 % (environ 900 000 transactions estimées).

La diminution annoncée des aides publiques (recentrage du PTZ, suppression de l’APL accession…) a ainsi conduit bien des ménages à reconsidérer leurs acquisitions.

Les banques annoncent qu’elles n’ont pas pu atteindre leurs objectifs commerciaux fixés pour le premier semestre 2018. C’est pour cette raison que les prêts à longues durée ont fait un grand retour.

Pour limiter la casse, les établissements financiers peuvent allonger la durée des crédits ou baisser les taux. En réalité, ils font les deux. Car la demande ne suit plus. De mars à mai, le nombre de crédits accordés a fondu comme neige au soleil : -13,9% par rapport à la même période l’an dernier.

Les prêts sur 35 ans restent extrêmement rares. En effet, les statistiques de l’observatoire Crédit Logement-CSA ne chiffrent qu’à 0,3% la part de la production de prêts sur plus de 30 ans, en très légère hausse début 2018. En revanche, ces mêmes statistiques montrent bien que les crédits sur des durées de 25 à 30 ans redeviennent courants, puisqu’ils représentent plus de 30% de la production, contre 17% en 2015.

Ces crédits de longue durée visent essentiellement les primo-accédants qui font l’acquisition de leur première résidence principale avec peu de ressources.

Une nouvelle baisse des taux immobiliers

Les taux ont encore baissé en mai. Face à une baisse de la demande des ménages, les banques jouent des coudes pour attirer les emprunteurs.

En effet, en moi de mai, les taux n’ont atteints que 46% en moyenne, toutes durées confondues, selon les dernières données de l’observatoire Crédit Logement / CSA. Nous ne sommes d’ailleurs plus qu’à quelques encablures de leurs plus bas historiques. Le plancher avait été touché en novembre 2016 à 1,28%.

Les conditions du crédit immobilier sont actuellement très favorables à l’acquisition, la renégociation ou le rachat. Mieux encore, les banques sont actuellement en recherche de nouveaux clients et, pour multiplier les emprunts, elles sont prêtes à offrir des contrats plus flexibles, notamment en revoyant leurs exigences relatives à l’apport. Une aubaine pour les primo-accédants, notamment.

Si les taux immobiliers poursuivent leur décroissance, c’est surtout parce que la Banque Centrale Européenne entretient sa politique soutenant les crédits dans toute la zone euro. Initialement, cette tendance à encourager les emprunts sur toute l’Union Européenne devait se maintenir surtout jusqu’en septembre 2018 : on craignait une nouvelle dynamique de hausse à la rentrée.

Pour conclure, il est plus avantageux de souscrire un crédit immobilier au moment présent avant la remontée prévue des taux.

 

 

 

 

 

 

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