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Les banques adoptent de nouvelles politiques pour vendre les prêts immobiliers

Le 09/11/2018 par admin

 

La demande sur les prêts immobiliers a enregistré un léger recul pendant le premier trimestre 2018. Pour cette raison, les établissements bancaires ont mis sur une nouvelle politique pour attirer de nouveaux clients pour remplir leurs objectifs annuels. En plus des taux immobiliers très bas, les offres de crédits sont devenues plus intéressantes et le montant des revenus de l’emprunteur est désormais plus important que celui de l’apport personnel.

Les banques adoptent de nouvelles politiques pour vendre les prêts immobiliers

Des taux attractifs et des produits financiers séduisants

Depuis les deux dernières années, les taux de crédit immobilier ont été très bas ce qui a encouragé les ménages français à emprunter pour financer leurs projets d’achats immobiliers. Or, à cause des taux au plancher, un déséquilibre entre l’offre et la demande a conduit à une hausse des prix des logements surtout dans les grandes agglomérations (Paris, Bordeaux, Nantes…). Cette hausse des prix associés aux récentes réformes des aides d’accession à la propriété (recentrage du PTZ, suppression de l’APL accession…) ont considérablement refroidi l’enthousiasme des ménages.

Avec une baisse de la demande, les banques prêteuses qui craignent ne pas atteindre leurs objectifs commerciaux, proposent des taux encore plus bas pour les meilleurs profils et des conditions d’octroi très avantageuses. En addition, l’emprunteur peut bénéficier d’autres produits financiers associés à son prêt immobilier qui lui permettent de réaliser des placements très intéressants.

Les jeunes ménages sont les cibles des banques

A l’époque, les ménages qui disposent d’un apport personnel conséquent et d’une épargne importante étaient les plus privilégiés par les établissements bancaires. En effet, cette catégorie d’emprunteurs constitue une garantie pour les banques d’être remboursées.

Il est vrai que ce profil d’emprunteur est toujours  préféré par les banques, mais, aujourd’hui les jeunes emprunteurs qui disposent des revenus conséquents (5 000 € et plus par mois) et qui souhaitent acheter un bien ou un placement immobilier sont plus ciblés par les établissements prêteurs.

En effet, selon les données publiées en août par l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les banques françaises ciblent particulièrement les clients les plus jeunes et les plus modestes en quête d’achat de leur logement. La part des ménages de moins de 35 ans a grimpé de +2.5% dans le neuf.

Les banques essaient en fait de faire atténuer l’effet de la hausse des prix et de la baisse des aides publiques. Elles  vont même jusqu’à accepter des baisses significatives de l’apport personnel en ce sens.

Le montant des revenus : plus important que celui de l‘apport

Avant l’octroi d’un prêt immobilier, la banque dressera donc tout d’abord le profil d’emprunteur de son futur client afin de s’assurer que ce dernier dispose des capacités suffisantes pour procéder au remboursement du prêt.

Pour réaliser cette évaluation, l’établissement prêteur s’appuiera essentiellement sur 5 grands critères : l’apport personnel, le taux d’endettement, la solidité des revenus de l’emprunteur, sa façon de gérer son budget et enfin la durée du crédit immobilier.

Généralement, la banque prêteuse demande un apport personnel d’au moins 10% du montant total du prêt à accorder. Cependant, et pour faciliter la souscription de crédit vue la baisse de la solvabilité des ménages, le montant des revenus mensuels l’emporte sur l’apport personnel.

En effet, tout emprunteur dont la capacité d’endettement ne dépasse pas les 33%, peut être sûr de décrocher un prêt immobilier, même sans apport personnel et il ne se charge que des frais de notaire.

 

 

 

 

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