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L’effet de la baisse des taux d’emprunt sur le pouvoir d’achat

Le 16/02/2018 par admin

 

La baisse des taux d’emprunt permet une certaine capacité d’emprunt à ceux qui touchent un salaire minimum. Donc la baisse des taux soutient le pouvoir d’achat immobilier. Or, l’augmentation des prix des logements vient annuler l’avantage qu’implique la baisse des taux d’emprunt.

Le 1er janvier 2017, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) a été fixé à 1.24%, pour passer de 9,76 euros à 9,88 euros de l’heure, et donc un montant brut par mois égale à 1485,5 euros. Ce nouveau montant a été généralisé sur tout le territoire Français. Une augmentation de 12% (équivalent à 1 euros) par rapport à l’année 2010, qui est considérée faible face à la volée des prix des logements.

L'effet de la baisse des taux d'emprunt sur le pouvoir d'achat

La baisse des taux et la capacité d’emprunt

Pour devenir propriétaire, la première étape consiste à déterminer sa capacité d’emprunt, afin d’évaluer le budget que l’on peut consacrer à son projet immobilier. Cette capacité d’emprunt est déterminée en utilisant un taux d’endettement maximal de 33%.

Depuis 2010 jusqu’à aujourd’hui, les taux d’emprunt ont subi une baisse qui a atteint la moitié. En 2018 les taux varient entre 1,40 % sur 15 ans 1,62 % sur 20 ans et 1,85 % sur 25 ans.

Cette baisse a favorisé l’augmentation de la capacité d’emprunt avec un salaire minimum qui a progressé de 41%, passant de 66 300 euros à plus de 93 500 euros.

En effet, et comme affirme une experte du secteur de l’immobilier

‘‘ Quasiment la moitié de la clientèle a des revenus inférieurs à 25 000 € par an, et pour 35 % d’entre eux il s’agit de jeunes de moins de 30 ans. Il est donc possible d’emprunter avec des revenus équivalents au SMIC à condition de ne pas avoir un taux d’endettement trop élevé (inférieur à 33 % idéalement). Au-delà du salaire, les banques vont analyser le saut de charge, qui correspond au surplus que l’emprunteur devra verser par rapport à son loyer pour rembourser son prêt, et le reste à vivre, c’est-à-dire ce qui lui reste une fois toutes les charges courantes déduites du salaire.’’

Amélioration du pouvoir d’achat

Entre 2010 et 2018 la baisse des taux d’emprunt a été spectaculaire, elle a été divisée par deux. Or, selon les Notaires de France, les prix des appartements ont connu une hausse de 5,1 % en 2017. L’effet cumulatif de la variation des taux d’intérêt de crédit et de celle des prix immobiliers aboutit à un gain de pouvoir d’achat immobilier, qui varie d’une ville à l’autre. Donc même avec des prix d’immobilier qui augmentent, on constate que le moteur principal de l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages, est la baisse des taux d’emprunt. En effet, selon Jérôme Robin, un expert du crédit,

‘‘Alors que le SMIC n’a augmenté que de 12 % depuis 2010, et sur la base d’un un crédit courant sur 25 ans, le pouvoir d’achat immobilier a progressé de 42 % à Marseille (+11 m²), 18 % à Lille (+5 m²), s’est stabilisé à Paris et a chuté de 4 m² à Bordeaux. Le niveau des taux, divisé par 2 sur 8 ans, a permis d’améliorer la capacité d’emprunt de 40 %, en particulier dans les villes les plus chères. En outre, la surface qu’il est possible d’acquérir avec le salaire minimum n’est pas humainement habitable, notamment dans la capitale (10 m²), à Bordeaux ou Lyon (26 m²). L’existence des dispositifs d’aide à l’achat comme le Prêt à taux zéro permet cependant de soutenir ceux qui veulent devenir propriétaires, mais qui disposent de revenus peu élevés, bien que les APL accessions ont été récemment quasiment supprimées….’’

Jérôme Robin.

 

 

 

 

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