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Le retour des taux immobiliers record supporte le dynamisme du marché

Le 24/08/2018 par admin

 

En plus de la conjoncture et des conditions de financement très favorables, les taux immobiliers record sont de retour. En mois de juillet, les emprunteurs pouvaient souscrire leurs prêts immobiliers à un taux de 1.40% sur 20 ans. En addition, le déséquilibre entre l’offre et la demande incitent les acheteurs et les vendeurs à conclure rapidement les ventes. À Paris, les ventes se concluent en moyenne en 41 jours, 42 à Lyon et 84 à Nice.

Le retour des taux immobiliers record supporte le dynamisme du marché

Un déséquilibre entre l’offre et la demande sur le marché immobilier

+ 41 % c’est l’augmentation du nombre de transactions immobilières entre 2012 et 2017 en France. Un chiffre qui n’a pas évolué au même rythme que le nombre d’offres proposées : + 5 % seulement.

L’hexagone a regain intérêt de la part des investisseurs étrangers et des expatriés, dont la forte demande a créé une tension sur le marché suite à la diminution des offres.

Les établissements bancaires gardent par conséquent les taux immobiliers bas afin de supporter le dynamisme du marché et pour attirer les primo-accédants et les profils emprunteurs les plus avantageux. En plus, la baisse de l’activité au sein du marché immobilier, qui a été observée ce début de l’année, a conduit à un retard sur les objectifs commerciaux fixés par les banques dès le début de l’année.

Les taux record  sont de retour

Les taux immobiliers sont à des niveaux très bas depuis quelques mois. Cependant, c’était en 2016 que les taux ont enregistré des records. Ces taux tellement bas qu’ils sont inférieurs à l’inflation. On les appelle des taux réels négatifs.

Or, en ce début d’été, les emprunteurs qui présentaient des profils favorables et des dossiers bien solides, ont pu décrocher des taux record. Certaines banques n’ont pas hésité à proposer de nouveau des offres à 0,75 % sur 10 ans et 0,95 % sur 15 ans à leurs meilleurs clients. Des taux inférieurs à 1 % qui n’étaient plus observés depuis quelques mois malgré la conjoncture favorable, et qui permettent de préserver le pouvoir d’achat des ménages.

« Après un 1er trimestre 2018 marqué par un attentisme des acheteurs et une demande des crédits en baisse de 20 %, ces dernières semaines, le marché immobilier a retrouvé un dynamisme inédit en 2018 » affirme un expert du secteur.

Par contre, le pouvoir d’achat des ménages français est pénalisé par la flambée des prix de l’immobilier surtout dans les plus grandes villes de l’Hexagone.

Le pouvoir d’achat pénalisé par la hausse des prix

Malgré des taux immobiliers bas, ces derniers ne peuvent pas parvenir à compenser tous les écarts et notamment la hausse des prix qui se poursuit dans la plupart des grandes villes françaises. +,4 % à Rennes, + 3,4 % à Strasbourg, +3 % à Paris, +0,9 % sur toute la France depuis le 1er janvier 2018.

Lyon et Bordeaux appartiennent au top 5 des villes les plus prisées en France. Or, les personnes qui souhaitent acheter dans ces deux villes, peuvent désormais s’offrir 7,42 m² et 12,95 m² de moins en juin 2018 par rapport à juin 2017.

Cette tendance ne fait que baisser le pouvoir d’achat des ménages. Pourtant, cela n’altère en rien la dynamique du marché.

Alors qu’on constate le retour de l’inflation, on pourrait s’attendre à une remontée des taux immobiliers. Pourtant, à ce jour rien n’indique que les taux d’emprunt augmenteront d’ici la fin de l’année. En effet, les taux d’emprunt d’Etat restent stables à des niveaux très bas, aux alentours de 0,60 % (contre 0,90 % début février).

« Le contexte va donc rester très favorable aux emprunteurs, qui pâtissent toutefois de la hausse des prix qui se poursuit dans les grandes villes et de la diminution des aides à l’achat pour les primo-accédants. En revanche, de nombreuses incertitudes demeurent pour l’année 2019 » conclut un expert.

 

 

 

 

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