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Le marché immobilier s’essouffle malgré les bonnes conditions d’emprunt immobilier

Le 31/10/2018 par admin

 

Si l’année 2017 était l’année de tous les records, le début de 2018 s’est annoncé en ralentit pour le marché immobilier. Même si les taux  d’emprunt immobilier sont toujours très bas et les conditions d’octroi sont très avantageuses, ceci ne parvient pas à compenser la hausse constante des prix des logements. Les Français sont entrain de perdre leur pouvoir d’achat à cause de cette flambée des prix associée à la diminution des aides publics (PTZ, APL…). On assiste donc à un mouvement d’érosion des ventes par rapport à l’année précédente.

Le marché immobilier s’essouffle malgré les bonnes conditions d’emprunt immobilier

L’activité ralentit

Malgré des conditions d’emprunt immobilier très favorables à l’achat, l’enthousiasme des Français pour la pierre est en recul à cause d’une hausse des prix et d’une législation moins favorable.

En effet, le dernier baromètre LPI-SeLoger montre une baisse de 7% des compromis des ventes signés par rapport à la même période il y a un an. En addition, un recul de 16.5 % a été enregistré pendant la période d’été (mai, juin, juillet) sur un an. Une telle diminution n’a jamais été enregistrée depuis 2013.

En prenant l’activité du marché immobilier 2017 comme référence, le ralentissement du marché enregistré en début 2018 ne semble pas assez dramatique. C’est juste un retour à la normale après une année exceptionnelle. Le ralentissement observé actuellement n’a donc rien d’alarmant… pour l’instant. Mais, il faut tout de même être vigilant d’autant que le mouvement a tendance à s’amplifier.

La hausse des prix pénalise la solvabilité des ménages. Alors que, les primo-accédants sont en addition pénalisés par la suppression des aides personnelles à l’accession (l’APL accession a été supprimé dans le neuf et limitée à certaines zones dans l’ancien).

Des conditions d’emprunt exceptionnelles

Il est vrai que les français voient leur solvabilité se dégrader, mais, les conditions d’emprunt immobilier ne sont pas en cause. Par contre, ce sont la principale cause de motivation des emprunteurs qui souhaitent souscrire un crédit.

En effet, selon l’Observatoire de Crédit Logement, les taux d’emprunt se sont établis en moyenne toutes durées confondues, à 1.43% pour le mois de juillet.

Les banques offrent de nouveau des prêts immobiliers à durées allongées. En juillet, les français pouvaient emprunter sur une durée moyenne de 222 mois, ce qui est équivalent à 18.5 ans. C’est juste 3 mois en dessous des records qui ont été atteints juste avant la crise de 2008.

Donc, à l’exception des ménages qui sont déjà propriétaires, il est devenu difficile pour les primo-accédants d’obtenir un financement aussi intéressant.

Décélération du prix du mètre carré

« Les vendeurs doivent réviser leurs ambitions ou risquer un accroissement des délais de vente, voire la perte des acheteurs », prévient un expert du marché.

En effet, pendant l’été, tandis que les prix dans l’ancien ont augmenté de 4% sur un an, leur rythme d’augmentation commence à s’affaiblir.

Par contre, dans les grandes agglomérations caractérisées par une tension du marché, le rythme de progression continue. C’est le cas à Bordeaux (+13,6 %), Lyon (+10 %) ou Paris (7,3 %). Alors qu’on enregistre une stabilité dans d’autres compartiments tels que Toulouse (+3,2 %), Dijon (+2,1 %) ou la cité phocéenne (+0,7 %) et on enregistre un repli dans d’autres comme à Dunkerque (-3,8 %), Béziers (-1,1 %) ou Nice (-0,6 %).

Les professionnels du secteur notent une régression des prix dans les villes ou le mètre carré est vendu à moins de 1700 euros. Le but étant de supporter le pouvoir d’achat des ménages modestes pénalisé par la baisse des aides et dont les conditions avantageuses d’emprunt immobilier ne sont pas parvenues à compenser la flambée des prix.

En somme, l’activité du marché immobilier est en recul à cause de la hausse des prix et la baisse des aides publiques malgré des conditions d’emprunt immobilier très favorables.

 

 

 

 

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