Actualités crédit immobilier

 

Le marché immobilier est en ralentissement malgré les conditions favorables de crédits immobiliers

Le 03/12/2018 par admin

 

Au cours du troisième trimestre 2018 et en dépit des conditions favorables de crédits immobiliers, les professionnels du secteur ont enregistré une baisse des transactions immobilières, selon les derniers chiffres publiés par l’INSEE. Les ménages trouvent que l’accès au marché est de plus en plus difficile. Les taux bas et les offres de prêts attractives ne parviennent donc plus à soutenir l’activité du marché immobilier face à la baisse des aides publiques et l’envolée des prix.

Le marché immobilier est en ralentissement malgré les conditions favorables de crédits immobiliers

Réformes des aides publiques

Après trois années de croissance continue, le marché immobilier a enregistré ses premières baisses depuis le début de cette année. En effet, les nouvelles réformes qui ont touché les aides mises en place par l’Etat pour favoriser et faciliter l’accession à la propriété, ont pénalisé les ménages et surtout les plus modestes et les primo-accédants qui font recours aux crédits immobiliers pour financer leurs achats.

Le prêt à taux zéro qui a permis de renforcer de manière significative le pouvoir d’achat des ménages qui achètent dans le neuf, a été recentré. Il a été prolongé pour quatre ans et recentré dans le neuf sur les zones tendues, A, Abis et B1, mais graduellement avec son maintien en zones B2 et C pour deux ans, et part du prêt dans le coût de l’acquisition ramenée dans ces zones de 40 à 20 %.

Même si la prolongation du PTZ est considérée très positive pour les promoteurs et pour le marché du neuf, son recentrage dans les zones tendues a conduit à une baisse des ventes dans le neuf.

Un autre dispositif qui a considérablement soutenu l’accession à la propriété a été supprimé dès le début de cette année, on parle de l’APL accession. En quête d’économies, le gouvernement a choisi de supprimer ce dispositif qui représenté lui seul 40% des aides au logement.

Le dispositif Pinel, le principal soutien de l’investissement dans le neuf, a été également recentré sur les zones tendues et prorogé jusqu’au 31 décembre 2021.

La hausse des prix : un facteur décisif

2017 a été l’année de tous les records. Les Français ont tous réalisé que c’était le bon moment d’acheter avec des taux immobiliers très bas, des conditions favorables et des prix abordables. Les ventes se sont donc envolées ce qui a entrainer ensuite une forte demande contre une offre qui s’affaiblit.

L’énorme déséquilibre entre l’offre et la demande dans de nombreuses régions a donc entrainé une hausse progressive et continue des prix de l’immobilier neuf et ancien. Depuis quelques mois, cette hausse a atteint des niveaux record surtout dans les plus grandes agglomérations.

La baisse des taux immobiliers et les offres des banques très attractives qui souhaitent attirer de nouveaux clients, ne parviennent plus à supporter cette hausse des prix associée à la baisse des aides.

Pour cette raison, de nombreux ménages ont décidé de remettre leurs projets d’achats jusqu’à ce que les prix reviennent à un niveau plus abordable. Sinon, ils vont être obligés d’acheter des bien plus petits ou bien de souscrire des crédits immobiliers plus conséquents.

Cependant, avec une inflation qui fait son retour, il est avantageux de souscrire un crédit immobilier qui, sur une longue période, pourrait être remboursé à un montant plus bas.

 

 

 

 

Back to Top