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Le marché de l’assurance prêt immobilier est toujours stable malgré les réformes

Le 24/07/2019 par admin

 

Les emprunteurs peuvent réaliser des économies sur leur assurance de prêt immobilier en faisant recours à l’amendement Bourquin. Ce dernier leurs permet de résilier leur contrat d’assurance annuellement à chaque date d’anniversaire de la signature de l’offre du crédit. Tout souscripteur de prêt immobilier qu’il soit nouveau ou ancien a le droit à cet amendement à condition que les garanties apportées par le nouveau contrat, soient au moins équivalentes à celles  du premier. Alors que c’est une opération très avantageuse qui permettra des économies et une meilleure couverture, peu d’emprunteurs y ont déjà profité.

Le marché de l’assurance prêt immobilier est toujours stable malgré les réformes

Pas de grand bouleversement du marché après l’entrée de la loi Bourquin

Entrée en vigueur en janvier 2018, l’amendement Bourquin permet à tout souscripteur de prêt immobilier de résilier annuellement son contrat d’assurance prêt immobilier. Cette opération est censée être théoriquement facile sans difficulté majeure.

En effet, pour résilier son contrat d’assurance, il suffit de respecter la condition d’équivalence des garanties et un préavis légal de deux mois. L’emprunteur doit s’attendre à des milliers d’euros d’économies sur le coût total de son crédit.

En dépit de tous ces avantages, les professionnels du secteur n’ont enregistré aucun bouleversement total sur le marché de l’assurance comme il a était prévu, en dépit des nombreuses demandes de résiliation qui ont été déposées.

Le sénateur Martial Bourquin, à l’origine de cet amendement, affirme que parmi les 9 milliards des cotisations annuelles versées pour les assurances des prêts immobiliers, les emprunteurs peuvent en récupérer 3 milliards grâce à la résiliation.

Le marché de l’assurance prêt immobilier est toujours dominé par les établissements bancaires prêteurs qui détiennent 85% de ses revenus. Les assureurs individuels se battent pour seulement 15% de la part de ce marché.

Pourtant, l’emprunteur qui fait recours à la délégation d’assurance, peut profiter d’une couverture plus étendue et plus adaptée à sa situation ainsi que d’un tarif moins cher que celui proposé par le contrat groupe de la banque.

Les mauvaises pratiques des banques freinent les emprunteurs

Le retard de révolution du marché de l’assurance prêt immobilier est dû en grande partie au manque d’information. En effet, une majorité de souscripteurs de crédits immobiliers sont ignorants de leur droit à la résiliation annuelle de l’assurance emprunteur.

Les emprunteurs qui ont tenté de résilier leurs contrats d’assurance, ont été freinés par la complexité de la procédure vis-à-vis le gain potentiel qui s’avère parfois inférieur à celui  affiché dans les publicités (10 000 à 15 000 euros).

L’une des principales raisons de l’échec de la loi Bourquin est la résistance des banques prêteuses à cette mesure qui vise à ouvrir le marché à la concurrence. En effet, les banques appliquent différentes pratiques pour se contrarier aux demandes de résiliation de leurs clients. Certaines tendent à ignorer les demandes, d’autres compliquent la procédure du changement en réclamant des documents non nécessaires.

D’autres établissements bancaires continuent à facturer l’assurance du prêt même après résiliation, ce qui mène l’emprunteur à payer une double prime.

Certains emprunteurs ont de la chance d’obtenir une proposition de la part de leur banque avec une formule du même prix que celle du contrat concurrent. Ils préfèrent accepter la contre-proposition de la banque au lieu de se perdre dans des démarches administratives d’une résiliation d’assurance prêt immobilier qu’ils trouvent plus compliqués.

 

 

 

 

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