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La souscription des prêts immobiliers potentiellement freinée en 2019

Le 25/07/2018 par admin

 

En addition aux réformes des aides à l’accession au prêt immobilier, l’application du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu qui entrera en vigueur Le 1er janvier 2019, pourrait aussi avoir des effets négatifs sur le marché immobilier. Et il pourrait, selon les professionnels, conduire à l’attentisme des Français. En fait, ceux qui veulent devenir propriétaires se demandent quel sera le calcul du taux d’endettement.

La souscription des prêts immobiliers potentiellement freinée en 2019

Effet du prélèvement à la source

Le point le plus important pour les banques lors de l’analyse d’un dossier de prêt immobilier, est le montant de ressources apportées par l’emprunteur. Or, l’application du prélèvement à la source (PAS) risque de rendre aux banques la tâche compliquée pour calculer le futur taux d’endettement des acquéreurs (33% au maximum), et donc leur capacité d’emprunt.

En effet, quant aux impôts sur le revenu, ils ne sont pris actuellement en compte que dans le calcul du «reste à vivre», somme qui reste à l’emprunteur après déduction de ses revenus nets de l’ensemble de ses charges (autres prêts en cours, loyer si le financement ne porte pas sur la résidence principale, impôt, et pensions alimentaires versées…).

Cependant, avec l’entrée en vigueur du prélèvement à la source en 2019, les impôts seront directement prélevés sur le salaire. «Si les banques calculent le taux d’endettement maximum en prenant en compte le salaire après impôts, la capacité d’emprunt sera réduite d’autant, entraînant une perte de pouvoir d’achat immobilier» explique u professionnel du secteur.

Prenant comme exemple le cas d’un particulier qui gagne 4.500 €, sa capacité d’emprunt après 2019 baisserait de plus de 40.000 € sur 25 ans.

Dans ce cas, les banques peuvent refuser d’accorder des crédits aux demandeurs en vue de la baisse de leurs ressources, ce qui a un effet direct sur le dynamisme du marché de l’immobilier. Il est donc nécessaire que les banques revoient leurs grilles d’évaluation.

Les réformes affectent aussi l’activité immobilière

Avec la mise en place du prélèvement à la source, les Français pourraient avoir un effet psychologique «d’appauvrissement» en ayant le sentiment de «gagner moins d’argent» au regard de la baisse du salaire en bas de leur fiche de paie.

Il faudra attendre l’année prochaine pour savoir quelle voie prendront les établissements bancaires. Le calcul du taux d’endettement maximum sur le salaire après impôt entraîne une diminution du pouvoir d’achat immobilier et donc de la capacité d’emprunt. Il ne faut pas minimiser l’impact psychologique du prélèvement à la source, même si les Français ont en grande majorité choisi de mensualiser leurs impôts. En effet, le sentiment d’appauvrissement attaché à la réduction des revenus mensuels a toutes les chances de troubler le discernement des ménages quant à leur faculté de s’endetter et beaucoup pourraient bien y renoncer. La question consiste à mesurer si le temps suffira à apaiser cette perception psychologique et le réflexe de repli qui s’ensuit par rapport à la dépense et à l’investissement.

Il ne faut pas également oublier l’effet des récentes réformes sur le dynamisme du marché immobilier. En fait, les nouvelles conditions d’éligibilité au prêt à taux zéro et la suppression de l’APL accession, ont découragé de nombreux ménages à souscrire des prêts immobiliers.

En addition à tout cela, la hausse des prix de l’immobilier qui ne s’arrête d’augmenter affecte profondément le pouvoir d’achat des ménages Français, les conduisant à reconsidérer leurs projets d’achat.

En conclusion, on voit mal comment le cumul de toutes ces nouvelles règles n’altèrerait pas la vigueur de la souscription des prêts immobiliers pour faire des achats de logements existants et neufs en 2019.

 

 

 

 

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