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La hausse des taux immobiliers freine l’activité

Le 04/04/2018 par admin

 

Vers la fin de l’année 2016, les taux immobiliers ont touché des seuils historiquement bas. À cette époque, les professionnels du secteur de l’immobilier ont prévu la fin de la baisse des taux et ont annoncé leur hausse significative, mais cette dernière n’a pas eu lieu. En fait, le nombre des transactions enregistré en 2017 a dépassé tous les seuils avec 970 000 ventes dans l’ancien, et même 1,243 million en tenant compte les logements neufs. Soit 35 % de plus qu’en 2014, grâce aux dispositions législative et aux aides qui ont encouragé les emprunteurs à concrétiser leurs projets. Cependant, si les taux restent bas, il convient néanmoins de nuancer cette baisse. Les prix immobiliers élevés (2 à 7%) et les conditions d’octroi de crédit strictes, expliquent également ce phénomène.

La hausse des taux immobiliers freine l’activité

La hausse des prix fait reculer la demande

Actuellement, on peut emprunter à 1.34% sur 15 ans, 1.40 sur 20 ans et 1.85 sur 25 ans. La hausse annoncée il y a un an n’a donc pas réellement eu lieu en 2018. Cependant, bientôt, la baisse des taux immobiliers ne va plus compenser l’envolée des prix des logements.

En effet, en un an, les prix de l’immobilier ont augmenté de près de 4% en France, pour un prix du mètre carré médian égal à 1 980 euros dans l’immobilier ancien. A Paris, la hausse par rapport à 2016 est de 6,5% en moyenne, pour un prix moyen de 9 000 euros le mètre carré. A Bordeaux, les prix ont augmenté de plus de 12% en un an.

Cette hausse spectaculaire ne va que grever le pouvoir d’achat des emprunteurs et leurs pousser à reconsidérer de se lancer dans un projet immobilier. Si le salaire moyen net a connu une hausse de 1,4% en 2017, il ne représente guère que 2 220 euros (novembre 2017) et reste insuffisant pour que certains potentiels acheteurs puissent espérer acquérir des biens immobiliers devenus trop onéreux. Ce qui résulte que de nombreux acheteurs ont été obligés à acheter des logements plus petits et moins chers.

L’effet de cette hausse des prix peut être très remarquable sur la dynamique du marché. En fait, elle va entraîner une diminution de la demande et donc un ralentissement du marché.

Or, la banque centrale américaine a déjà revue son taux directeur à la hausse, ce qui signifie que l’Europe va faire de même, et ceci peut contenir la hausse des prix.

Quels effets aura une hausse des taux ?

La baisse des taux qui a persisté pendant les premiers mois de cette année, devrait évoluer vers la hausse dans les mois à venir, afin de contrôler l’envolée des prix.

Cette hausse et d’après le Haut Conseil de stabilité financière, pourrait mettre en situation difficile les banques qui perdent déjà leurs bénéfices suite à la validation de l’amendement Bourquin de la loi Sapin 2.

Les emprunteurs qui ont déjà souscrit leurs crédits à des taux immobiliers fixes, ne seront pas touchés par l’augmentation. Cependant les nouveaux accédants, les effets vont être immédiats avec une diminution du pouvoir d’achat et de la capacité d’emprunt. Ce qui va entraîner automatiquement une baisse de la demande et donc une baisse des prix.

En somme, plusieurs facteurs sont déterminants de la dynamique du marché de l’immobilier, et l’un de ces plus importants facteurs est l’évolution des taux immobiliers.

 

 

 

 

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