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La baisse du taux d’intérêt et les attentes pour le marché en 2018

Le 08/01/2018 par admin

 

Grâce à un ratio taux crédit immobilier/prix encore favorable aux acheteurs, et malgré un déséquilibre entre l’offre et la demande dans le marché immobilier avec 2 millions de vendeurs contre 3 millions d’acheteurs, 2017 devrait être un excellent millésime pour le marché de l’immobilier avec un nombre de transactions dans l’ancien qui devrait approcher un record historique de 921 000 transactions contre 819 000 transactions l’année précédente.

Les acheteurs tentent à ne pas négocier les prix d’achat

Au troisième trimestre 2017, la progression des prix des logements dans l’ancien et le neuf, s’accélère dans les grandes villes de France (1.6% dans l’ancien et 0.7% dans le neuf). Malgré cette flambé des prix, la majorité des acheteurs préfèrent acquérir leur bien sans négocier le prix d’achat, seulement 45.5% font une négociation systématique contre 46.3% qui négocient s’ils sentent une surestimation du prix du bien sinon 2.3% ne négocient pas du tout le prix.

Cette absence du besoin de négocier les prix est due que 32.30% des candidats à l’accession à la propriété pensent que les prix sont réalistes et 6% estiment qu’ils sont même tout à fait réalistes, en plus, vue la baisse actuelle des taux crédit immobilier et à crainte de perdre leur bien de rêve, ils préfèrent payer fort. A contrario, ils sont respectivement 45,9 % et 9 %  qui jugent les prix irréalistes et totalement déconnectés de la réalité. Selon le dernier baromètre de la négociation immobilière du JDN et de Logic-immo.com.

Demande soutenu par la baisse des taux d’intérêt

“Le véritable indicateur de la santé du marché de l’immobilier, ce sont les taux, auxquels il convient d’ajouter la croissance et la conjoncture internationale”, affirme Christine Fumagalli, future présidente du réseau Orpi.

En effet, c’est la baisse des taux d’intérêt qui maintient le dynamisme du marché de l’immobilier. “Tant que les taux resteront bas, l’attrait pour l’immobilier se maintiendra”, estime le directeur exécutif du réseau Era Immobilier.

Cette tendance de baisse des taux crédit immobilier est estimée à se poursuivre en 2018, avec une légère augmentation modérée de l’ordre de 0.2 point contre 1 % de progression pour les prix à travers la France. Mais toutefois, il faut faire attention à “Un effet ciseau dû à une augmentation conjointe des taux et des prix aurait un impact négatif sur le marché” reconnaît Christine Fumagalli. Ce qui peut exclure les ménages modestes du marché.

Outre l’évolution du taux d’intérêt, un autre facteur contribue au dynamisme du marché immobilier, c’est celui des dispositifs publics de soutien, notamment le dispositif Pinel et le prêt à taux zéro (PTZ). En fait, le gouvernement vient de trancher et de proroger ces deux dispositifs pour quatre ans dans les secteurs à forts enjeux de demande de logements, autrement dit dans les zones tendues, où la pénurie de logements est la plus critique. Les zones B2 et C, celles les moins rentables pour les investisseurs pour cause de vacances locatives, sont exclues du Pinel, comme le demandaient depuis plusieurs mois certains acteurs de l’immobilier. Les primo-accédants et les investisseurs locatifs, sont les plus touchés par ces réformes (respectivement 60% et 63%).

Les banques craignent la résiliation annuelle de l’assurance

Le Conseil constitutionnel doit prendre position dans les prochains jours à propos de la résiliation annuelle de l’assurance prévue par l’amendement Bourquin, pour l’ensemble des contrats de prêts immobiliers, y compris pour les contrats en cours depuis plusieurs années, une mesure qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2018.

Les banques contestent juridiquement la possibilité de cette résiliation annuelle des assurances de prêts, sous prétexte qu’elle porterait atteinte aux principes de la mutualisation et de la répartition des risques. Rien de surprenant quand on sait que les marges des banques sur ce marché sont colossales (jusqu’à 40 %) et que ce sont plus d’un milliard d’euros de primes qui pourrait changer de main dès janvier 2018.

Pour les compagnies d’assurance, qui se réjouissent de l’ouverture de ce marché, l’argument des banques est particulièrement faible. Elles invoquent surtout une volonté de continuer à capter plus de 85% du marché de l’assurance-emprunteur.

Le conseil pour les candidats d’accession à la propriété, est de bénéficier tant que les taux crédit immobilier sont encore en baisse avant la reprise.

 

 

 

 

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