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Des taux immobiliers au-dessous de la barre de 1.5%

Le 17/09/2018 par admin

 

La concurrence très vive menée par les établissements bancaires, a résulté en une chute des taux immobiliers sous la barre de 1.5 %. En effet, en juin 2018, les prêts ont été négociés à un taux moyens de 1.44%. Un niveau historique, en dépit de l’allongement de la durée des crédits accordés. Néanmoins, cette évolution des taux reste insuffisante pour atténuer l’impact de la hausse des prix de l’immobilier et la baisse des aides publiques à l’accession immobilière.

Des taux immobiliers au-dessous de la barre de 1.5%

Des taux en baisse et des durées de prêts qui s’allongent

La baisse des taux immobiliers est générale depuis juillet 2017, quelle que soit la durée du prêt : de 0,21 point sur les prêts à taux fixe à 25 ans, de 0,18 point sur les prêts à 20 ans et de 0,16 points de base sur les prêts à 15 ans.

Ainsi, en juin, ils s’établissement à 1,44 % en moyenne, contre 1,46 % en mai 2018. Au 2e trimestre, ils se sont établis à 1,45 % en moyenne, contre 1,48 % au 1er trimestre 2018 et 1,52 % au 4e trimestre 2017.

L’observatoire Crédit Logement-CSA confirme la lente érosion des taux de crédit immobilier ces derniers mois dans son rapport trimestriel. Des taux qui « ne devraient guère remonter en 2018 ».

En juin, les prêts conclus sur 15 ans se sont négociés à 1,25% en moyenne selon cet observatoire, à 1,43% sur 20 ans et à 1,67% pour les crédits sur 25 ans. Les emprunteurs présentant les meilleurs dossiers obtiennent eux des taux de 1,01% sur 15 ans, de 1,16% sur 20 ans et de 1,41% sur 25 ans.

Cette baisse des taux est cependant associée à une augmentation de la durée de crédit. En effet, Au 2e trimestre 2018, la durée des prêts accordés s’est allongée, pour atteindre 221 mois en moyenne, contre 218 mois au 1er trimestre 2018 et 217 mois au 4e trimestre 2017. Depuis le début des années 2014, les durées des prêts bancaires se sont accrues de 17 mois (+ 5 mois sur la seule année 2017 et + 4 mois depuis le début de l’année 2018), même si on note une légère baisse de mai à juin, où la durée moyenne est passée de 223 mois à 222 mois.  Cet allongement de la durée des prêts bénéficie aux primo-accédants et aux ménages les plus modestes.

La demande montre des signes d’essoufflement

Les conditions de crédit actuelles (taux immobiliers bas et durée longue) facilitent la réalisation des projets immobiliers des ménages, en dépit de la hausse des prix de l’immobilier constatée depuis 2015.

Cependant, depuis avril 2017, la demande a présenté des signes d’essoufflement qui se sont renforcés au fil des mois, en raison de la hausse des prix de l’immobilier et des réformes des dispositifs d’aide à l’accession (PTZ, Pinel, etc.). En juin 2018, le rythme d’évolution était de – 3.2 % pour la production de crédits et de – 8,5 % pour le nombre de prêts bancaires accordés.

En addition, Le coût des opérations réalisées par les ménages augmente encore, mais à un rythme moins rapide qu’auparavant (+ 3.3% sur les sept premiers mois de 2018, en glissement annuel). Il s’établit à 4,1 années de revenus en juillet 2018.

Dans le même temps, le niveau de l’apport personnel recule rapidement (- 4.1% sur les sept premiers mois de 2018, en glissement annuel). L’allongement de la durée des prêts accordés a permis de compenser partiellement la hausse des prix de l’immobilier.

En conclusion, les taux immobiliers bas, les durées de prêts allongées et les conditions de financement sont à peine suffisants pour compenser la hausse des prix et la baisse des aides publiques.

 

 

 

 

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