Actualités crédit immobilier

 

Une demande en baisse malgré les taux de crédits immobiliers attractifs

Le 18/01/2018 par admin

 

Depuis une légère remontée des taux de crédit immobilier qui demeurent toujours à un seuil historique, de 1,54% en février, contre 1,5% en janvier, 2017 reconnu une baisse de la demande sur les crédits immobiliers en comparaison avec l’année 2016 qui avait enregistré un montant record de crédits immobiliers, avec 251 milliards d’euros accordés contre 204 milliards en 2015. Suite à des taux toujours bas, les professionnels du marché comptent sur une demande soutenue par cette baisse en 2018.

2017, la demande ne cesse de diminuer

L’encours de nouveaux crédits à l’habitat recensés par la Banque de France a en effet baissé. Les ménages ont souscrit pour 32,6 milliards de nouveaux prêts immobiliers en février, dont 59,8 % de crédits renégociés, contre 37 milliards le mois précédent.

La baisse des renégociations de crédits immobiliers explique en grande partie l’inversement de tendance observé en février. Celles-ci ont représenté 60 % des nouveaux crédits, contre 62 % le mois précédent. La grande vague de renégociations amorcée avec la baisse des taux commence en effet à s’estomper, alors que ceux-ci remontent: la Banque de France a relevé un taux moyen de 1,54 % en février, au lieu de 1,5 % en janvier. Une première selon ses statistiques. Mais l’organisme Crédit logement, qui garantit une grande partie des emprunts, avait constaté une remontée des taux de crédit immobilier dès le mois de décembre 2016.

En mois de septembre, et selon un sondage mené par la Banque du France auprès des établissements de crédits, la baisse de la demande est nettement accélérée, en fait près de la moitié des banquiers sondés (44%) affirment que la demande à l’habitat baisse. En plus, selon le même sondage, la production a baissé à la moitié entre janvier et août 2017.

Un autre sondage mené au mois de novembre, a confirmé cette tendance baissière de la demande depuis 7 mois qui atteint en octobre son niveau le plus bas depuis fin 2013.

Quels types d’acquéreurs en 2017 ?

Avec des conditions de crédit favorable et des taux de crédit immobilier toujours bas, différentes catégories d’acquéreurs ont dopé la demande dans le marché de l’immobilier. La demande des primo-accédants été majoritaires. Puisqu’ ils ont bénéficié d’une augmentation de 2 % de leurs revenus moyens qui ont atteint 4143 €. Par conséquent, le prêt à taux zéro n’a contribué qu’à l’aide d’un nombre limité de ménages.

Par contre, la demande sur les crédits immobiliers  par les secundo-accédants été minoritaire à cause de la hausse des prix des logements, qui les obligent à emprunter de plus, en plus leur revenus ont diminué de 2%.

Suite aux nouvelles réformes fiscales et de peur de la suppression des dispositifs fiscaux d’aide à l’investissement tel que le dispositif Pinel, le nombre des investisseurs jeunes dans le locatif, a augmenté rapidement dés le début de l’année et surtout en mois de septembre 2017. D’où l’augmentation du montant des sommes engagées ainsi que de l’apport et la prolongation de la durée des emprunts.

Recul de la demande en 2018

Alors que 2017 restera une bonne année pour le crédit immobilier, 2018 s’annoncerait plus chahutée, selon les premières prévisions du courtier, Empruntis. Le courtier va même plus loin : l’année 2017 apparaît comme la « rupture », même si elle a continué à « sourire à tous les emprunteurs ». En effet, l’année qui se termine compte un nombre de nouveaux prêts immobiliers qui reste élevé mais la décélération du marché est là, dans un contexte de taux d’intérêt demeurés bas, mais où « le pouvoir d’achat des ménages dans les grandes métropoles s’est contracté ».

Cécile Roquelaure, directrice des études d’Empruntis, pense que les prix de l’immobilier devraient croître légèrement au niveau national (+1%) en 2018, car la demande reste présente et sera sans aucun doute portée par une faible évolution des taux (+0,2 point). Cependant, ces évolutions mineures excluraient quand même du marché un peu plus de 3% des emprunteurs.

Selon Empruntis, la réduction du PTZ dans le neuf concernerait un tiers des ménages emprunteurs dans cette catégorie, avec une baisse moyenne de leur capacité d’achat de 32 000 €. Pour le PTZ dans l’ancien, là aussi, un tiers des ménages serait touché avec une solvabilisation inférieure de 45 000 €.

Pour ce qui est de la modification du dispositif Pinel, selon les simulations d’Empruntis, en fonction des dossiers de l’année 2017, ce sont 20 % d’investisseurs qui ne disposeraient plus de l’avantage fiscal. La demande pour du crédit immobilier devrait donc « naturellement » décroitre en 2018.

 

 

 

 

Back to Top