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Les conditions d’emprunt immobilier sont encore attractives

Le 02/05/2018 par admin

 

En mois d’avril, les conditions d’emprunt immobilier ont resté favorables pour les ménages qui ont financé leurs acquisitions immobilières via un crédit. Ces conditions ont été principalement soutenues par la baisse des taux immobiliers qui n’ont pas trop changé par rapport au mois précédent, on a même enregistré une baisse dans les baromètres de certaines banques. Cette politique suivie par la majorité des banques, a pour but d’attirer plus de nouveaux clients à souscrire des crédits immobiliers pour concrétiser leurs projets d’achat.

Les conditions d’emprunt immobilier sont encore attractives

Des taux immobiliers stables

Par rapport au mois de Mars, et d’après les barèmes fournis aux courtiers spécialisés, les taux immobiliers n’ont pas trop évolué en Avril.  Les banques maintiennent donc  le statu quo. En fait, une dizaine de banques ont baissé leurs taux de crédit immobilier de 5 à 20 points de base, quand d’autres les ont laissés inchangés et aucune remontée n’a été constatée en cette période propice à la conquête de clientèle pour les banques et donc à une forte concurrence, qui a été accrue cette année par le léger repli de la demande au 1er trimestre. On peut emprunter actuellement à des taux moyens de 1,35 % sur 15 ans, 1,55 % sur 20 ans et 1,75 % sur 25 ans, mais au mieux il est possible de négocier des taux à 0,80 % sur 15 ans, 1,15 % sur 20 ans et 1,45 % sur 25 ans pour les meilleurs profils. Donc, on peut constater qu’en 10 ans, les taux immobiliers ont été divisés par 3.

Les banques offrent donc des conditions d’emprunt immobilier très accommodantes en matière des taux d’intérêts, ce qui augmente la capacité d’emprunt de la plupart des ménages et leur encourage à emprunter davantage.

Cependant et malgré toutes ces conditions avantageuses, la demande enregistre une baisse et le marché immobilier commence à s’essouffler.

Une baisse de l’activité

En ce début de printemps, les particuliers restent peu nombreux à chercher à acquérir un bien immobilier. Selon les données des professionnels, la demande de financement a baissé de 16% au premier trimestre 2018 par rapport à 2017, certaines banques accusant même un repli de volume supérieur à 20%. Généralement cette période de printemps est la plus propice à l’acquisition immobilière, pourtant, l’augmentation de la demande tarde à se déclarer.

Ce recul est bien évidemment dû au recentrage des aides d’accès à la propriété comme le recentrage du prêt à taux zéro, la suppression de l’APL accession… et à la hausse des prix des logements qui est dispersé d’une façon inégale sur tout le territoire français dont les plus hauts prix sont enregistrés à Bordeaux, Paris et Lyon. Ces deux facteurs viennent amplifier l’effet manque d’offres.

Les ménages sont donc moins attirés par l’accession à la propriété et certains ne peuvent plus financer leurs projets par un emprunt immobilier à cause de la diminution de leur capacité d’emprunt.

Un grand déséquilibre entre l’offre et la demande est donc la cause principale du ralentissement de l’activité du marché immobilier. Donc, on ne prévoit pas une hausse des taux immobiliers d’ici à l’été. Mais on peut assister à une reprise des demandes de rachat de crédit. En fait, en mars, 10% des demandes de prêt enregistrées, étaient des renégociations, alors que cette part était tombée à 5% en janvier 2018. Nous sommes toutefois très loin du pic de rachats observé début 2017 quand les courtiers affirmaient qu’un dossier sur deux était une renégociation.

De manière générale on peut affirmer que les conditions d’emprunt immobilier restent toujours avantageux vue la baisse des taux de crédit. Mais, est ce que cette baisse peut toujours compenser la hausse des prix ?

 

 

 

 

 

 

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