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Capacité d’achat soutenue par la baisse des taux immobiliers et la durée allongée

Le 17/06/2018 par admin

 

Le marché immobilier reste encore dynamique malgré l’envolée des prix surtout dans les grandes villes. Ce dynamisme s’explique par la baisse des taux immobiliers, qui sont appliqués par la majorité des banques qui veulent atteindre leurs objectifs commerciaux, fixés dès le début de l’année. En plus des taux bas, les banques offrent également les prêts à longues durées, afin d’améliorer la capacité d’achat des ménages les plus modestes, qui a été pénalisée par la hausse des prix.

Capacité d’achat soutenue par la baisse des taux immobiliers et la durée allongée

Taux immobiliers concurrentiels

La légère remontée des taux immobiliers en décembre 2016 a été coupée par une baisse 6 mois après. C’est-à-dire en été 2017. Les taux sont toujours historiquement bas et favorables à l’acquisition immobilière.

Sur un marché du crédit extrêmement concurrentiel où les courtiers et les sites de comparaison jouent un rôle central en mettant sous pression les établissements bancaires, remonter brutalement ses tarifs serait un jeu très dangereux. Le taux effectif des crédits immobilier devrait donc rester coincé entre 1,5 et 2% cette année, pas plus. Les bonnes affaires ne sont donc pas terminées et le marché de l’immobilier semble bien parti pour battre de nouveaux records.

En fait, les souscripteurs de crédits pouvaient emprunter à un taux moyen hors assurance et coût des sûretés, à 1.49%. En plus de ce taux bas, les profils favorisés par les banques et considérés comme des jeunes primo-accédants, pouvaient obtenir encore plus de décotes.

Cependant, une baisse de la demande a été enregistrée depuis le début de l’année. Cette baisse est le résultat de l’envolée des prix et des réformes des aides d’accès aux logements. En effet, la suppression de l’APL accession privera de nombreux ménages modestes de faire l’acquisition de leur résidence principale.

La hausse des prix de l’immobilier écarte donc progressivement les ménages les plus jeunes et les plus modestes, en primo accession pour la plupart d’entre eux ou faiblement dotés en apport personnel.

La durée de prêt est allongée

Afin de supporter le pouvoir d’achat des ménages modestes, les établissements bancaires proposent des taux immobiliers plus bas que les barèmes affichés. En effet, le taux moyens proposé aux ménages modestes avec des ressources et un apport personnel faible, est moyennement de 2.03% pour le mois de mars 2018. Ce taux est à 9 points de moins depuis décembre 2017. Alors que, les bons profils pouvaient décrocher un taux de 1.46% pour un crédit immobilier sur une durée de 25 ans.

Les taux bas permettaient de contenir la hausse des prix, mais désormais c’est le pouvoir d’achat immobilier qui est grignoté. Pour élargir l’accès au crédit aux ménages les plus modestes, les  banques viennent donc de lancer des offres de prêt immobilier sur 25 et même 30 ans.

Les crédits immobiliers longs durés  font leur retour sur le marché. Les emprunteurs français peuvent de nouveau emprunter sur 25 ans pour financer une acquisition immobilière.

Le maintien de bonnes conditions de crédit (taux bas et durées longues) a permis de limiter l’impact de cette hausse des coûts des opérations sur la solvabilité de la demande. Cet allongement des durées a contribué donc au soutien de la demande et à l’amélioration de la solvabilité des emprunteurs.

Ces offres sont plutôt réservées aux primo-accédants qui profitent de cet allongement des durées pour emprunter davantage, mais aussi à des investisseurs ou multipropriétaires qui ne veulent pas trop alourdir leurs remboursements mensuels.

En conclusion, les taux immobiliers tendent à une remontée d’ici à la fin de l’année, une remontée qui doit être progressive et légère.

 

 

 

 

 

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